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Baptiste Marchais : L’homme le plus fort du monde

Une personne de bon goût est une personne qui aurait été à l’aise au XIXe siècle, c’est d’ailleurs à ça qu’on la reconnaît.

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© Benjamin de Diesbach pour L’Incorrect

Or, le visage rond de Baptiste Marchais peut être calé sur à peu près tous les uniformes et costumes de ce grand siècle, sans que ça ne jure jamais : on l’imagine sans difficulté grenadier de la garde, puddler aux aciéries de Pompey, hercule circassien, étudiant chahuteur germanopratin, bistrotier à Reims, ou ancien soldat des troupes coloniales explorant la Route mandarine en quête d’ivoire et de contrebande de bas reliefs-annamites. Aujourd’hui, il habite un village de l’Oise, le genre de bourgade qui a fourni le gros des troupes qui ont appris le respect aux ennemis de la France sur cinq continents et sept mers. Une église, un troquet, un monument aux morts, des bois, une maison qui fait semblant de croire qu’elle est plus la mairie que ses voisines, et on recommence la France sur des bases saines.

Pour Baptiste, la base saine c’est aussi un corps sain. Ce goût de la rigueur et de l’entretien de son corps lui vient de l’enfance, quand sa mère canalisait et disciplinait ses humeurs avec le sport, les bouquins, et la politesse. Sa morphologie n’a rien de ces corps inutiles et pathétiquement uniformes, issus des salles de sport urbaines qui façonnent l’armée des clones pour faire la fortune d’Instagram. Baptiste Marchais ne fait pas de culturisme : il fait du sport de force. Sa passion ? Le « bench », développé-couché dans la langue de Ferdinand Foch. Il soulève 235 kg pour 1,69 m de haut. Dans une récente vidéo, son ami Papacito le compare à un frigo. Lorsque nous lui serrâmes la main pour la première fois, il nous fit plus penser à un dé. Au diable l’esthétique : il recherche la performance. Dans un espace-temps alternatif, il est probablement en train de rétamer des orques d’un mètre quatre-vingt à coups de hache au fond d’une mine des Monts brumeux.

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