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La Fugue : « Nous voulions créer un espace de réflexion original et contribuer au débat d’idées »

Apporter de nouvelles pistes de réflexion sans prendre parti. C'est le pari que fait le journal étudiant La Fugue.

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© DR

Pouvez-vous nous présenter votre revue La Fugue ? Comment est-elle née ?

La Fugue est un mensuel né en décembre 2019. C’est une revue littéraire qui traite un sujet de réflexion aux prismes des différentes matières qu’elle met à l’honneur et que sont la philosophie, la littérature, l’histoire, l’histoire de l’art et l’économie. Nous y joignons une chronique sur l’actualité ainsi qu’un entretien avec une personnalité capable d’apporter un éclairage intéressant à notre réflexion.

L’idée revient à Hervé, et elle était vraiment de créer un espace de réflexion original tout en contribuant à notre niveau au débat d’idée contemporain. Il nous a immédiatement semblé que la convocation croisée de ces différentes disciplines pourrait être enrichissante. Autour de cette idée, Hervé et Alban ont regroupé une équipe motivée, et La Fugue est née. Nous tenons à souligner toutefois que nous sommes un journal d’étudiants ; nous sommes loin d’être des spécialistes dans nos rubriques respectives, même si nous tâchons de mettre à profit nos différentes formations. Enfin, un de nos objectifs est de développer un échange avec nos lecteurs en leur proposant de nous soumettre des recensions de livres, de spectacles ou de films, et en publiant leurs différents retours et réactions dans un courrier des lecteurs.

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Qui compose l’équipe ?

L’équipe est donc à l’origine un groupe d’amis réuni autour de nos deux fondateurs. Aujourd’hui, nous avons le plaisir de voir l’entreprise s’épanouir et compter une douzaine de membres aussi passionnés que volontaires. Autour des rédacteurs, l’équipe s’est enrichie de membres plus spécifiquement chargés de la communication sur les réseaux sociaux et de l’identité graphique de notre revue. Nous tirons avantage d’une équipe resserrée en entretenant d’excellentes relations entre nous tous. Outre que nous sommes tous en études supérieures, nous avons d’abord en commun notre enthousiasme. 

Avez-vous une ligne politique précise et assumée, ou vous voulez-vous plutôt transpartisan ?

Notre revue est apolitique plutôt que transpartisane. Il nous semble que le débat d’idée doit précéder le combat politique ou militant. Le choix que nous avons fait de ne pas avoir de rubrique proprement politique montre bien que notre journal n’a pas pour vocation de défendre une ligne définie. Bien sûr, nous essayons de choisir nos sujets de réflexion en fonction de l’actualité, afin que notre approche originale par la culture corresponde aux interrogations du moment. 

La France a encore et toujours besoin d’une figure suprême – roi très chrétien ou roi républicain

En plus de votre site internet, vous avez monté une revue distribuée en format PDF, avec une attention particulière mise sur l’esthétique. Pourquoi ce choix ? À terme, souhaitez-vous distribuer votre revue en version papier ?

Nous avons toujours envisagé à terme d’imprimer notre journal. En attendant, le format numérique a l’avantage de nous contraindre à une exigence esthétique qui a sa part dans notre projet. Nous souhaitons aussi que l’esthétique propre à notre maquette soit le reflet de l’originalité de notre projet. Et puis, la beauté de la forme et du fond est aussi un idéal d’unité vers lequel nous voulons tendre.

Chaque numéro est bâti autour d’un sujet de réflexion décliné dans les diverses disciplines. Est-ce pour vous le moyen de vous extraire du temps médiatique ?

Oui certainement. Nous pensons notre revue comme un faisceau d’études pour éclairer de la manière la plus juste et la plus large possible nos sujets de réflexion mensuels. Ce rythme de publication nous convient parce qu’il nous permet de garder un regard sur les sujets préoccupants tout en conservant un certain recul à l’égard de l’actualité, autant que l’exigent nos différentes rubriques. 

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En cette campagne présidentielle, vous vous êtes penchés dans le dernier numéro sur la figure de l’homme providentiel. Alors, mythe indépassable car nécessaire, ou sénile maladie française ?

La France a encore et toujours besoin d’une figure suprême – roi très chrétien ou roi républicain, par onction sainte ou onction du peuple – ; les hommes politiques l’ont bien compris et se réclament tous de cette providence. Mais pour répondre à votre question plus franchement, notre réflexion veut montrer qu’il s’agit plutôt d’un mythe forgé par les Français pour continuer à croire en l’avenir. Ce mythe peut devenir par moment une réelle maladie tant il peut paralyser la véritable action politique, surtout s’il est galvaudé par tous ses prétendants républicains. 

Pourquoi vous paraissait-il important de vous entretenir avec Louis de Bourbon en la matière ?

Le choix de Louis de Bourbon pour notre entretien mensuel nous a semblé judicieux à plusieurs titres. D’abord, cela nous permet de nous mettre à l’écart de l’arène de la campagne présidentielle du moment. Paradoxalement, aujourd’hui ce sont des personnalités comme lui qui peuvent offrir un regard neuf sur la Politique au sens noble du terme. Le Duc d’Anjou incarne une vision qui dénote de celles de nos politiciens, prisonniers qu’ils sont d’un système politique qui les oblige à penser avec le même logiciel. Les discours de fond se font de plus en plus rares. Enfin, le recours à un homme providentiel est le signe de l’attente d’un changement radical de perspective, et quoi de plus radical que le projet du Duc d’Anjou ?


Retrouvez La Fugue sur https://www.lafuguejournal.com/

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