Débat LIBÉRALISME Charles Beigbeder : Pour un conservatisme libéral

Peut-on être libéral-conservateur ? Pour Thibaud Collin, la réponse dépend du sens des deux termes : il y a deux types de conservatisme, qui recoupent l’opposition entre modernes et antimodernes. Résolument dans cette dernière optique, Charles Beigbeder revendique un conservatisme libéral sur le modèle d’Edmund Burke, quand Érik Tegnér plaide pour une alliance des libéraux et des conservateurs sur le plan politique.

Il est deux formes de conservatisme à ne pas confondre : le premier type intériorise le sens progressiste de l’histoire mais veut simplement en ralentir la marche, au nom de la tradition qu’il ne faut pas violenter subitement. Le mariage pour tous, la PMA ? N’allons pas trop vite, soyons prudents !

En aucune manière, il ne s’agit d’inverser le sens progressiste de l’histoire qui reste l’horizon indépassable de leur pensée. Cette vision du conservatisme, qui donne raison aux progressistes – lesquels auront beau jeu de considérer que les conservateurs sont simplement des personnes un peu sensibles à ne pas brusquer – a été magnifiquement bien résumée par Chesterton : « Le monde s’est divisé entre Conservateurs et Progressistes. L’affaire des Progressistes est de continuer à commettre des erreurs. L’affaire des Conservateurs est d’éviter que les erreurs ne soient corrigées ». (…)

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