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Quand le Crips rééduque les médecins

Les médecins franciliens ont eu la bonne surprise de recevoir une brochure du Crips intitulée « Pour une santé inclusive ». Il est temps pour Hippocrate d’arborer le drapeau arc-en-ciel !

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© Valentin Deniau pour L'Incorrect

Le Crips (Centre régional d'information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes) est une association LGBTQIA+ associée à la région Île-de-France et financée par le conseil régional présidé par Valérie Pécresse. Cette dite association d’intérêt général a lancé une campagne de sensibilisation à l’intention du personnel médical d’Île-de-France pour déconstruire un peu plus nos fondements biologiques et anthropologiques, sans manquer d’imagination pour rééduquer les médecins – sans doute trop ignares pour exercer correctement leur métier. Et le tout en écriture inclusive, s’il vous plaît !

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Sur la couverture aux couleurs pastel infantilisantes, le message est clair : « Pour une santé inclusive : guide LGBTQIA+ pour un meilleur accueil des minorités genrées, sexuelles et sexuées ». La santé se doit donc d’être inclusive tout en ménageant les susceptibilités des minorités pour qui se faire soigner serait trop discriminant. Mais comment matérialiser cette inclusion ? Le Crips propose (ou impose) aux médecins un nouveau vocable qui use et abuse d’acronymes. Ainsi, une personne homosexuelle doit être nommée un « HSH » (homme ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes). Notons qu’ici, ce n’est plus l’orientation sexuelle d’une personne qui est définie par ses attirances, mais la personne elle-même qui est définie par ses relations sexuelles.

Chaque chapitre se compose d’un lexique définissant les minorités discriminées par notre société patriarcale, hétéro-normée, colonialiste et tricheuse à la pétanque : homo, lesbienne, trans, intersexe, etc. S’en suit un guide complet qui nous apprend « comment accueillir un patient » : « Pour faciliter la relation, il peut être important de travailler sur les préjugés liés à des représentations sociales pouvant être très marquées, tels que ceux liant les femmes trans au travail du sexe, qui peuvent induire un jugement moral et désengager le·la professionnel·le au moment de la consultation » (sic). Traduction : les médecins sont priés de faire de la prévention sans évoquer certaines pratiques dangereuses considérées comme des « clichés discriminants » (simplement parce qu’elles sont de fait plus répandues chez certaines populations). Mais pour interroger une personne sur ses pratiques à risque, ne faut-il pas présupposer qu’elle en a ? [...]

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