Y a-t-il déjà eu des tentatives de dissolution de Génération identitaire ?
Oui, et récemment. Fin 2020, notre dissolution a été étudiée par le gouvernement. Cependant, il n’avait pas trouvé de motifs valables pour notre dissolution, ce qui est normal car nous n’enfreignons pas la loi. Le sujet revient sur la table car nous avons mis en lumière le laxisme migratoire qui règne à la frontière. Notre opération dans les Pyrénées démontre que les positions fermes de Gérald Darmanin n’ont aucune réalité. Il n’a pu empêcher l’attentat de Nice et l’égorgement de Samuel Patty. Nous attendons qu’il agisse contre l’immigration et l’islamisation. Je pense que les Français l’attendent sur ces sujets-là. Nous avons donc pointé son incompétence et son impuissance. Si sa priorité est de fermer Génération identitaire, cela montre bien que le ministre de l’Intérieur fait seulement de la communication.
Quels sont les motifs juridiques de cette potentielle dissolution ?
Pour l’instant, je ne crois pas qu’il y ait de motif précis. À mon avis, ce sera une soi-disant incitation à la haine ou bien immixtion dans la fonction publique. Pourtant, nous avions été poursuivis pour action similaire dans les Alpes, laquelle était encore plus spectaculaire, et nous avions été relaxés. Donc cela montre qu’ils n’ont absolument rien dans le dossier, et qu’ils cèdent à la pression de la gauche et l’extrême gauche.
Pensez-vous que la dissolution est probable ?
Les arguments qu’ils présentent ne sont pas valables, et il n’y a aucune raison acceptable pour une dissolution. Néanmoins, ils vont peut-être mettre en œuvre tout l’appareil médiatique contre nous pour se justifier. À terme, le gouvernement tranchera et ce sera évidemment pour des raisons idéologiques. Nous savons qu’il y a une chance pour qu’ils trouvent un jour un motif bidon pour une dissolution.
Si sa priorité est de fermer Génération identitaire, cela montre bien que le ministre de l’Intérieur fait seulement de la communication
Mais le combat identitaire ne se résume pas à notre groupe. Il existait avant Génération identitaire et continuera après. Nous savons très bien – et je pense que les Français ne sont pas dupes – qu’une dissolution serait seulement de la communication, pour donner des gages aux musulmans qui taxent le gouvernement d’islamophobie, lequel prétend qu’il lutte contre les pires séparatismes. C’est tout à fait absurde car nous pointons juste du doigt les défaillances du gouvernement et que nous n’avons jamais enfreint la loi.
Votre débat la semaine dernière sur C8 a tourné en véritable procès. Cependant elle a peut-être contribué à populariser vos positions. Que retirez-vous de cette expérience ?
En effet, la semaine dernière sur C8, c’était la fosse aux lions ! J’étais invitée mais ce n’était pas un véritable débat, plutôt un lynchage médiatique. Ce qui a dénoté, c’est que je pense avoir gardé un certain calme face à l’hystérie des chroniqueurs. Je pense avoir montré que Génération identitaire est loin de leur fantasme, que nous sommes de jeunes Français tout à fait équilibrés qui avons un engagement politique pour la sauvegarde de notre identité. Le débat sur notre dissolution apparaissait assez lunaire. On avait l’impression que tout le monde était contre nous et pourtant le sondage de fin a révélé que les Français sont réceptifs à nos thématiques et partagent nos constats sur l’islamisation et l’immigration. Je pense que les Français attendent plutôt Gérald Darmanin sur ces problématiques.
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Pourquoi lancez-vous une pétition ? Peut-elle aboutir ?
Nous appelons tous les Français qui sont hostiles à l’immigration massive et à l’islamisation, à témoigner leur soutien en signant la pétition de soutien à notre groupe. C’est un geste symbolique, mais qui doit montrer le poids que nous avons et qu’une partie de population française est favorable à ce que nous continuons nos actions. Il s’agit aussi également d’anticiper une éventuelle pétition de gauche en faveur de notre dissolution. Le contraste du nombre de signatures entre les deux pétitions montrerait que nous sommes clairement majoritaires. Notre pétition est un moyen d’envoyer un message au gouvernement.
Que comptez-vous faire en cas de dissolution ?
Nous n’avons pas de plan établi. Ce qui est sûr, c’est que nous continuerons de nous battre pour notre peuple. Pour la forme, cela reste encore à définir. Pour l’instant, nous restons confiants et optimistes. Nous verrons bien.





