
Dans toute l’Europe, le nom de Molière est gravé sur les frontons des théâtres, il est le père du théâtre français. Or, comme vous le dites,
son théâtre est la synthèse de beaucoup d’influences diverses, autant celle de Corneille que celle de la Commedia dell’Arte. Mais c’est également, par ailleurs, une langue exceptionnelle. Qu’est-ce qui le caractérise selon vous ?
Je pense qu’il y a plusieurs choses. Molière aimait beaucoup la tragédie baroque, il y a cette influence de Corneille, et il y a toujours quelque chose de tragique chez Molière, même dans George Dandin. Et en même temps, il y a la farce de tréteaux dans laquelle il excellait. Ce mélange de farce et de tragique est très fort et très humain, parce que la vie ressemble soit à une tragédie, soit à une farce ; rarement à un film naturaliste, comme on veut nous le faire croire aujourd’hui !…



