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Climat anti-chrétien à Jérusalem
Le 28 avril 2026, alors qu’elle se promenait dans la vieille ville de Jérusalem, une religieuse française, dominicaine de l’école biblique est violemment agressée. Après l’avoir bousculée et renversée, son agresseur s’acharne à coups de pied et s’en prend notamment à son visage. Heureusement, la victime n’est que blessée légèrement. Dans les heures qui suivent leur diffusion, les images filmées par les caméras de vidéosurveillance font le tour du monde. La police israélienne a arrêté le suspect le lendemain, un homme de nationalité israélienne de 36 ans et l’a présenté comme un extrémiste juif. Le consulat a condamné l’acte et le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot a déclaré : « La sanction doit être exemplaire pour que cessent les actes anti-chrétiens qui se multiplient en Terre sainte et que la France, attachée à sa mission historique de protection des communautés et lieux saints catholiques, ne peut en aucun cas tolérer. » Le consul de France à Jérusalem s’est d’ailleurs rendu à l’école biblique de Jérusalem pour soutenir la religieuse agressée. [...]
100 jours après le début de la guerre, n’oubliez pas le Sud-Liban !

La dernière fois que je me suis rendu à Yaroun, c’était à la toute fin de février. Juste avant le début de la guerre. La commune, située à quelques centaines de mètres de la frontière avec Israël, peinait à se remettre des destructions de la guerre de l’automne 2024. Et le mot est faible… La quasi-totalité du village était en ruine ; les bombes et les bulldozers israéliens étaient passés par là. De l’église Saint-Georges, il ne restait plus que trois pans de murs. Et pourtant, 14 familles chrétiennes étaient revenues dans ce village mixte, à la fois chiite et chrétien. Pour ces 14 familles – rejointes par trois autres dans l’hiver – nous avions installé des panneaux solaires, afin de leur offrir quelques heures d’électricité par jour.

Mais aujourd’hui, plus personne ne peut se rendre à Yaroun. D’ailleurs, Yaroun n’est plus. Inclus dans la zone « jaune », la fameuse zone tampon envahie par Israël, tout ce qui restait encore debout a été détruit.…

Arménie : jour de commémoration à Erevan
En Arménie, le 24 avril est un jour de deuil. Ce jour-là, en 1915, à Constantinople, capitale de l’Empire ottoman, les Jeunes Turcs arrêtent et exécutent l’élite arménienne. Au même moment, partout dans l’Empire, le processus de génocide se met en place, avec un objectif affiché : anéantir le peuple arménien. Cela commence par l’arrestation des notables. Il s’agit de priver la population de ses chefs afin que la déportation se fasse sans résistance. Puis c’est l’arrestation des hommes, rassemblés dans un coin des villes et exécutés sur place. C’est enfin la déportation des femmes, des enfants et des vieillards. D’immenses convois se forment, marchant vers le désert de Syrie, condamnés à mourir de faim, de soif, de maladie ou d’épuisement. Une route de l’horreur : des massacres, des viols généralisés, des tortures atroces… Les enfants sont emmenés en esclavage, convertis de force à l’islam. 1,5 million de victimes sur les 2,25 millions d’Arméniens que comptait l’Empire. [...]
Adrian Vermeule : « L’Histoire, que certains croyaient terminée, recommence »
Comment avez-vous réagi à l’attaque virulente du président Donald Trump contre le pape Léon XIV ? Comment cette saillie a-t-elle été accueillie par l’opinion publique américaine ?

Très mal, et très mal, du moins auprès de la composante catholique incontournable de la coalition MAGA. Léon XIV est de loin la personnalité publique la plus populaire aux États-Unis. On m’a dit qu’il existait un vieux proverbe français : « Qui mange du Pape en meurt. » Le président souffre désormais au moins d’une grave indigestion.

Cette confrontation peut-elle se lire comme un retour de la question classique des rapports entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel ? En quoi est-ce le signe d’un changement d’époque ?

C’est, à mes yeux, le point le plus frappant. Depuis des semaines, tant avant qu’après cet épisode particulier, la sphère publique américaine est saturée de théologie politique, de questions sur la relation entre les pouvoirs « temporels et spirituels » (pour reprendre les termes du député Riley Moore), de débats entre de hauts responsables publics et des évêques, ainsi que de tensions entre les composantes catholiques et protestantes de la coalition MAGA. Quels que soient le bien-fondé ou les détails des questions récemment posées, le point essentiel est que nous avons désormais une sphère publique post-libérale (mais démocratique), dans laquelle la vérité, y compris la vérité théologique, fait à nouveau l’objet de débat. [...]
Avec les déplacés du Sud-Liban
Les embouteillages de Beyrouth, tout le monde les connaissait. Mais depuis quelques jours, les rues sont encore plus encombrées. Et pour cause ! Des dizaines de milliers de déplacés ont convergé vers la capitale libanaise. On reconnaît facilement leurs voitures à leurs plaques d’immatriculation, marquées des lettres N pour la ville de Nabatieh et S pour Saïda. Les écoles et salles municipales sont saturées, alors certains d’entre eux dorment dans des tentes posées à même le sol, dans des parkings ou encore dans des jardins publics. Et si dans les rues, la vie semble continuer comme avant, si les cafés restent ouverts, si les épiceries poursuivent leur commerce, l’ambiance n’est plus la même. La guerre touche tout le monde. Personne n'est épargné. Chacun a un proche, un cousin – les familles sont grandes au Liban – qui a été contraint de quitter en vitesse son village pour fuir les bombes. Nombreux sont ceux, aussi, qui hébergent de la famille. Car même certains Beyrouthins délaissent leurs appartements pour se réfugier chez leurs proches dans des zones censées être plus sûres. Mais, en réalité, rien ne semble plus vraiment sûr. Tout change très vite et les chauffeurs de taxi, qui pourtant en ont connu d’autres, ne veulent plus se rendre dans les quartiers visés par les bombes. Si Israël annonce ne combattre que le Hezbollah, c’est tout le pays qui a été entraîné dans cette guerre que les Libanais n’ont pas voulue. [...]
Élections législatives hongroises : ce qui se joue à Budapest
Nommé Premier ministre une première fois en 1998, Orbán est revenu au pouvoir en 2010. Il occupe actuellement le poste pour la cinquième fois, et compte renouveler l’expérience pour une sixième fois à l’issue des élections. Compte tenu de sa longévité à la tête de la Hongrie, il n’échappe pas à un phénomène d’usure du pouvoir, en particulier auprès des jeunes générations, qui n’ont jamais connu d’autre dirigeant et aspirent au changement de la tête d’affiche, dans un pays où le président – sur le modèle italien ou allemand – n’exerce qu’une fonction représentative secondaire. [...]
La fin du rêve kurde de Syrie
Tout un symbole. Lorsqu’il prend le pouvoir, en décembre 2024, Ahmed al-Charaa, rejetant les couleurs rouge et noir du panarabisme et du baasisme, fait adopter par le pays tout entier le nouveau drapeau syrien, vert blanc noir, frappé de trois étoiles rouges. En revanche, il se garde bien de modifier le nom officiel du pays. La Syrie d’aujourd’hui, comme la Syrie d’hier, s’appelle donc bien officiellement la République arabe syrienne. Ce détail, loin d’être anecdotique, annonce, au contraire, tout un programme. Pour le nouvel homme fort de Syrie, il est hors de question d’imaginer une Syrie fédérale ou même une Syrie laissant une once d’autonomie à ses provinces. Et les Kurdes, lâchés par les Américains qui misent désormais sur al-Charaa, l’ont appris à leurs dépens ! [...]
Vers un schisme en Arménie ?
Le 27 novembre dernier, Nikol Pachinian recevait un groupe de huit archevêques et évêques opposés au catholicos Garéguine II. La rencontre, médiatisée, a pour objectif d’étaler publiquement la division de l’Église. Parmi les évêques, plusieurs d’entre eux demandent, en effet, depuis des semaines au catholicos de « se retirer volontairement » afin d’éviter des « secousses inutiles » dans l’Église. En réponse, quelques jours plus tard, le 4 décembre, vingt-sept hauts clercs de l’Église apostolique signent une déclaration de « loyauté inconditionnelle » envers le catholicos Garéguine II. Dès le lendemain, l’un des signataires était arrêté pour… trafic de drogue. Le prélat est, encore aujourd’hui, en prison. C’est le quatrième dans ce cas. [...]

L’Incorrect

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