
Commençons par la mauvaise nouvelle, celle qu’aucun vigneron, fût-il bio, gauchiste ou bénédictin, ne pourra vous épargner : l’alcool qui ne fait pas grossir n’existe pas. L’éthanol pèse environ 7 calories par gramme, soit près du double du sucre (4 kcal/g). Votre verre est donc une petite bombe énergétique, et aucune étiquette « vin de soleil » n’y changera rien. Reste qu’entre deux bombes, certaines sont plus discrètes. Tout se joue sur deux paramètres : le degré d’alcool et le sucre résiduel. Plus un vin titre haut, plus il sucre, plus il alourdit l’addition. Un vin nature à 15° fera ainsi davantage grossir qu’un conventionnel à 11° : le label n’a jamais réécrit les lois de la fermentation.
La barrière des 15 degrés. Bonne nouvelle pour les amateurs de bulles : les levures qui transforment le sucre en alcool s’asphyxient et meurent au-delà de 15°. Un vin, un cidre ou une bière ne peuvent donc pas, par la seule grâce de la nature, franchir ce plafond.…




