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Un nouveau candidat à droite ? Thibault de Montbrial, la discrète montée en puissance

Il nie, mais tout y conduit. À mesure qu’il s’impose dans le débat public, les regards se tournent vers lui. L’avocat Thibault de Montbrial, fondateur du Centre de réflexion sur la sécurité intérieure (CRSI), répète qu’il n’a « aucun projet de candidature ». Mais il sillonne la France, élargit ses thèmes, multiplie les rencontres et tisse un réseau de haut niveau. Autour de lui, plus personne ne feint d’y croire : « Il n’est candidat à rien, mais il se prépare à peser. »

« Ce n’est pas un secret que l’état du pays me rend malade »

Contacté, il s’agace presque qu’on l’imagine dans la course : « Personne n’a pu vous dire que j’avais un projet de candidature. On travaille sur des éléments qui font partie de la production d’un think tank, pas un programme présidentiel. » Et pourtant, la frontière devient floue entre réflexion et action. « Ce n’est un secret pour personne que l’état du pays me rend malade.

Charlie Kirk par Rod Dreher

La chose la plus importante à savoir sur Charlie Kirk, c’est qu’il était un guerrier joyeux. Cet homme de 31 ans était l’activiste conservateur le plus important d’Amérique, mais il n’était pas un homme en colère. Il était marié, avec deux jeunes enfants, et un chrétien évangélique fervent. Questionné au cours d’une interview sur la façon dont il espérait qu’on se souvienne de lui après sa mort, il répond : « Pour mon courage dans ma foi. »

Kirk, qui n’a jamais été à l’université, a bâti son influence à droite grâce à la force de son charisme et à sa volonté de débattre de politique sur les campus universitaires. Il n’insultait pas ses adversaires, mais il ne fléchissait pas non plus dans la défense de ses convictions. Interrogé par un activiste de gauche sur la raison qui le poussait à voyager d’universités en universités pour organiser des débats et des discussions, Kirk avait répondu : « Quand les gens arrêtent de parler, c’est là que la violence commence, c’est là que la guerre civile éclate.…

Affaire Legrand-Cohen : Réponse aux accusations 

– Premièrement, nous nous permettons de rappeler qu’avant la vidéo du scandale, nous avons publié à l’origine un article écrit avec recontextualisation, retranscription et vérification des faits, bref la base du journalisme. À la suite de cette publication, des accusations de « fake news » ont commencé à fleurir. Nous avons donc décidé de diffuser une vidéo en guise de preuve.

– Deuxièmement, on nous accuse d’avoir attendu deux mois pour publier cet article et ces vidéos, nous accusant d’un coup monté. L’Incorrect est un magazine qui ne possède ni les ressources humaines, ni les ressources financières de Radio France. Nous avions notre magazine de septembre à préparer ainsi que le second hors-série de notre collection « L’Art d’être français », et nous avions prévu de nous accorder quelques jours de vacances, les derniers remontants à… août 2024. Comme nous sommes un peu scrupuleux et que la déontologie a encore du sens pour nous, nous avons consacré de nombreuses heures à analyser, retranscrire à la virgule près et vérifier les faits.…

Révélation : « Patrick Cohen et moi, on fait ce qu’il faut pour Dati » : Quand le service public fait campagne

Paris, le lundi 7 juillet. La canicule semble être un lointain souvenir. Il est un peu plus de 10h et le soleil se fait discret. L’air est frais, à peine quatorze degrés, et la pluie se fait sentir. Les terrasses des cafés sont clairsemées, et Le Coucou, sympathique bistro niché à l’intersection de l’avenue Duquesne et de l’avenue de Ségur du très chic 7e arrondissement de Paris, voit ses chaises en rotin noires désespérément vides.

L’intérieur est moins calme. Touristes, hommes d’affaires, travailleurs du lundi et quelques Parisiens en vacances prennent leur café. Parmi eux, Patrick Cohen. Le journaliste de « C à vous » sur France 5 et éditorialiste dans la matinale de France Inter a éteint ses micros depuis le vendredi 4 juillet, le temps de l’été.

Il ne risque pas d’y croiser son ennemi du moment, Rachida Dati. Depuis un an, l’ex garde des Sceaux a troqué la mairie du 7e arrondissement pour le ministère de la Culture.…

Un dissident nommé Destexhe

C’est une histoire belge. C’est-à-dire, aujourd’hui, qu’elle fait moins rire qu’elle ne fait peur. Elle met en scène une eurodéputée inquiétante, des étudiants fanatisés, et un dissident diabolisé.

L’eurodéputée inquiétante, c’est Rima Hassan, qui se veut aujourd’hui la passionaria de la cause palestinienne en France. Nul besoin de présenter encore une fois ses idées, sinon pour dire qu’elle pousse ce qu’elle appelle l’antisionisme jusqu’à son expression la plus radicale, et souhaite en finir avec Israël. Elle souhaite moins l’émergence d’un État palestinien que la fin de l’État juif au Proche-Orient. On pourrait probablement utiliser un autre terme pour qualifier cette position.

Les étudiants fanatisés, quant à eux, sont inscrits au master en droit et criminologie à l’Université Libre de Bruxelles et ont décidé de donner le nom de Rima Hassan à leur promotion. Ce qui suscite un immense malaise, on en conviendra, chez ceux pour qui l’université ne devrait pas être au service du fanatisme idéologique, quel qu’il soit.…

À Noisy-le-Sec : Wiam Berhouma, la Barbie décoloniale

À Noisy-le-Sec, l’été devait se clore sur du rose bonbon : Barbie en plein air, film choisi par les habitants, rituel républicain d’un cinéma partagé. Il s’est achevé en couac. La mairie a annulé, invoquant des menaces de perturbations et de dégradations, et le ministre de l’Intérieur a saisi l’article 40. Le divertissement pour tous se mue en symptôme : là où la culture rassemble, la pression d’un petit groupe suffit à débrancher la prise.

Lire aussi : Rémi Brague : « L’islamisme est un islam pressé » 

Au milieu du tumulte, un nom circule : Wiam Berhouma. À Noisy-le-Sec, elle n’est pas qu’une professeure d’anglais ; elle est surtout l’adjointe chargée de la culture, de l’éducation populaire et de « la transmission de la mémoire ». Un intitulé de portefeuille qui sonne comme un programme. Les notices officielles le confirment, photos de commémorations à l’appui.

L’endoctrinement comme cheval de bataille, à la télévision et à l’école

Cette jeune trentenaire s’est faite connaître bien avant l’hôtel de ville.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : Programme d’été

C’est l’été, enfin. Le rosé pointe son nez et la mauresque se fait désirer, bref le temps est à la relâche. Mais même sous quarante degrés, les pieds dans l’eau, un fabo (vous chers lecteurs) reste digne. Déjà parce que nous ne sommes pas de gauche, mais aussi parce que si la France s’arrête de bosser, l’élégance ne supporte pas les RTT. Comme l’affirme très justement Mathieu Bock-Côté quelques pages plus loin, l’élégance est aussi une dissidence. La France s’affaisse, mais ne tombe pas. Et c’est grâce à vous, à votre élégance morale et vestimentaire. On appelle ça aussi la bataille culturelle. L’expression à la mode. Beaucoup en parlent mais peu la mènent en réalité, car pour manœuvrer il ne suffit pas d’user de la formule du haut d’une estrade ou dans un micro. Eugénie Bastié en revanche sait de quoi il s’agit. Tout comme Frédéric Beigbeder, dans un autre registre.…

« Printemps de la liberté d’expression » à Perpignan : Naulleau sur le front

Comment est née l’idée de ce « Printemps de la liberté d’expression » ?

Le plus simplement du monde ou plutôt de la France. D’une conversation avec Louis Aliot, maire de Perpignan, et de l’infatigable et vibrionnant André Bonet, secrétaire général du Prix Franc-parler, et plus précisément du constat partagé que la liberté d’expression, récemment encore aussi naturelle que l’air que nous respirons, n’allait plus de soi dans notre pays. La suffocation menaçait, il fallait que les esprits libres se comptent et se parlent, un sentiment dont nous avons pu vérifier lors de la première édition du Printemps de la Liberté qu’il était largement partagé. 

La capitale est-elle menacée d’asphyxie et d’entre-soi ? Le salut viendra-t-il de Perpignan ? 

Salvador Dali avait fait de la gare de Perpignan le centre du monde, Perpignan pouvait bien devenir le centre de la liberté d’expression – qui peut le plus, peut le moins. Plus sérieusement, la France est un pays très centralisé et Paris concentre l’essentiel des lieux de pouvoir médiatico-intellectuels.…

L’Incorrect

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