Skip to content

« Rock Bottom » : l’amour et la violence

Par

Publié le

9 juillet 2025

Partage

« Si le récit saute parfois du coq à l’âne, une profonde émotion affleure dans la dernière partie. » Critique du film « Rock Bottom » de Maria Trénor.
© Alba Sotorra - Rock Bottom

Curieux projet que Rock bottom, inspiré comme son nom l’indique par l’album inclassable de Robert Wyatt (1974) entre jazz et rock progressif, lequel en constitue presque intégralement la bande-son. Les prises de vues réelles ont été converties en dessin animé selon le principe de la rotoscopie, notamment utilisé par Richard Linklater pour A scanner darkly.

Lire aussi : « L’Accident de Piano » et « Reflet dans un diamant mort » : plaidoyer pour la fin du cinéma autophage

Le couple formé par le batteur de Soft Machine et Alfreda Benge est légèrement transposé en Bob & Alif dont on suit l’histoire d’amour entre Majorque et New York, incluant leurs affres créatives et l’accident qui laissera Wyatt paraplégique. Le film a un étonnant cachet psychédélique, retenu ou débridé, selon que Maria Trénor se concentre sur la narration ou l’illustration de la musique. Si le récit saute parfois du coq à l’âne comme sous l’effet des drogues omniprésentes, une profonde émotion affleure dans la dernière partie, quand le couple noue son destin dans une chambre d’hôpital. On entend par deux fois l’inépuisable Sea song.


ROCK BOTTOM (1h26), de Maria Trénor, en salles le 9 juillet.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest