Tenante d’un micro-cinéma bébête, Sophie Letourneur avait vu l’horizon s’élargir avec Voyages en Italie, splendide et audacieux premier volet d’une trilogie sur le couple. L’Aventura marque la fin de l’embellie puisque le film est un échec global. Cette fois-ci, Jean-Phi et Sophie sont en Sardaigne avec les enfants, une ado chieuse et l’adorable Raoul, 3 ans, filmé comme un petit animal imprévisible.
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Les tensions du quotidien qui confèrent à chaque expérience une immanence indécrottable se redoublent d’une dimension « méta » (la famille discutant de différends survenus plus tôt), cette fois-ci non plus réservée à la dernière partie comme dans Voyages mais à l’ensemble du film. La fragmentation qui en résulte rend le film indigeste tout comme le féminisme sournois qui voit mère et fille se liguer contre ces électrons inaliénables que sont l’époux et le garçonnet. Le running gag du caca partout, s’il fait sourire la première fois, confirme l’indigence de l’inspiration à la dixième.
L’AVENTURA (1h40), de Sophie Letourneur, avec Sophie Letourneur, Philippe Katerine, Bérénice Vernet, en salles le 2 juillet.





