Un père et son fils de 8 ans recherchent leur fille et sœur teufeuse dans le désert marocain vibrant de raves illicites. Ils suivent un petit groupe de marginaux qui les ont pris en pitié. Au loto du film de ce genre – quête, fuite, contreculture, explosions en série – Sirat a tous les numéros mais hélas dans le désordre, et moins le sexe. Contrairement au film radical et marquant d’Antonioni, Zabriskie Point, les personnages ne sont ici habités par aucune négativité.
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Le plus souvent réduits à leurs corps (deux des acteurs sont amputés), le vide de leur psychologie est compensé par les injonctions d’époque (dans presque toutes les scènes, c’est le fils qui dit quoi faire au père). Aux deux tiers, Oliver Laxe prend une route de traverse qui s’avère une impasse, tant la suspension d’incrédulité ne peut pallier l’énormité des rebondissements. Les harmoniques christiques paraissent du coup plus forcés que sincères. Navrant.
SIRAT (1h55), d’Oliver Laxe, avec Sergi Lopez, Bruno Nunez, Jade Oukid, en salles le 10 septembre.





