Depuis la fin de l’été, le feuilleton catalan cadence l’actualité européenne. Mais son dénouement n’avait pas été imaginé par la plupart des commentateurs : les têtes indépendantistes sont incarcérées, libérées sous caution ou en exil. Engluée dans les recours judiciaires, la stratégie de la dramatisation, initiée par l’entourage de Carles Puygdemont, s’est lamentablement retournée contre ces derniers. Les élections régionales anticipées du 21 décembre s’apprêtent à éparpiller façon puzzle la coalition indépendantiste
La pièce s’est jouée en plusieurs actes. Le premier a vu les principaux partis espagnols (PP et PSOE notamment) s’unir face à la fuite en avant indépendantiste. L’Espagne a fait corps dans un élan de cohésion assez inattendu dans la mesure où les autres partis autonomistes ont aussi désapprouvé la méthode Puygdemont. Au nom du droit et du respect des procédures démocratiques, l’opinion publique a ensuite manifesté son soutien dans la rue, encouragée par l’intervention décisive du roi Philippe VI de Bourbon.
Acte 2 (...)
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