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Les misérables : Renoir et les « renois »

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Publié le

19 novembre 2019

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Stéphane, tout juste arrivé de Cherbourg, intègre la Brigade Anti-Criminalité de Montfermeil, dans le 93. Il va faire la rencontre de ses nouveaux coéquipiers: Chris et Gwada, deux « Bacqueux » d’expérience. Il découvre rapidement les tensions entre les différents groupes du quartier.

 

Alors qu’ils se trouvent débordés lors d’une interpellation, un drone filme leurs moindres faits et gestes. Annoncé comme le « choc » du dernier Festival de Cannes (lequel lui décerna le Prix du Jury), le premier film de Ladj Ly n’a pourtant pas grand-chose de révolutionnaire. Loin de La haine, un autre « choc » du Festival de Cannes (1995), le film Les misérables, en référence à Montfermeil, lieu du sujet et ville des Ténardier chez Hugo, refuse d’épouser et le sensationnalisme, et le néant caché derrière un semblant d’esthétisme comme le pratiquèrent les « fils de » Kassovitz et Cassel. Ladj Ly opte pour une approche renoirienne, en décrivant dans une première partie plutôt réussie l’organisation territoriale, sociale et politique d’une ville de banlieue, mais en voulant à tout prix échapper au film à thèse – honorable intention –, le jeune réalisateur en oublie la justesse et la nuance initiales de son regard et s’aveugle.

 

Arthur de Watrigant

 

 

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