Daphné, enceinte de trois mois, est en vacances à la campagne avec son compagnon François. Il doit s’absenter pour son travail et elle se retrouve seule pour accueillir Maxime, un cousin qu’elle n’avait jamais rencontré. Ils vont petit à petit faire connaissance et se confier des récits de plus en plus intimes sur leurs histoires d’amour présentes et passées. Que sa caméra déambule dans un château en plein siècle des Lumières ou dans un mas provençal d’aujourd’hui, Emmanuel Mouret ne s’adapte pas : l’atemporel est son terreau. Si les époques changent, les chemins du sentiment amoureux demeurent toujours aussi sinueux.
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Chargé de dialogues soutenus, de faux-semblants et de dévoilements, son cinéma se déguste comme un grand cru de Margaux, à la fois élégant et suave. C’est drôle sans être lourdaud, enlevé sans être pressé, moraliste sans être moralisateur, en somme très loin du cinéma français contemporain ! Emmanuel Mouret a encore foi dans le 7e art et, lorsqu’il s’immisce dans le mélo, c’est avec l’Adagio de Samuel Barber à pleine balle pour une séparation sur un quai de gare. « Ceci n’est que du cinéma », nous rappelle Mouret à chaque plan. Et pourtant, ce cinéma-là nous assène avec plus de force que jamais des vérités oubliées.
Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait de Emmanuel Mouret, avec Avec Camélia Jordana, Niels Schneider, Vincent Macaigne et Émilie Dequenne. 2h02. En salle le 16 septembre.





