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Une marche pour la vie restreinte mais déterminée

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18 janvier 2021

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Dimanche 17 janvier, à l’occasion de la Marche annuelle pour la vie, environ 5000 personnes se sont rassemblées place du Trocadéro pour montrer au gouvernement leur opposition aux mesures facilitant encore et toujours l’accès à l’IVG. Restrictions sanitaires obligent, la manifestation se tenait également sur Zoom via un écran géant, une première. Reportage.
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Ambiance plus que festive place du Trocadéro : sur la scène les intervenants et chanteurs se succèdent, devant l’écran géant permettant à 10 000 personnes (selon les organisateurs) de participer virtuellement à la manifestation. Parmi les artistes, Patrice Martineau interprète ses titres « Touche pas à ma vie » et « De vos entrailles », repris en cœur par la foule.

L’ambiance est festive mais les revendications elles, sont on ne peut plus sérieuses : le 20 janvier seront débattues au Sénat deux lois décisives en rapport avec l’avortement. La première relative à l’allongement du délai légal de recours à l’IVG de 12 à 14 semaines de grossesses (impliquant de broyer le crâne déjà ossifié du fœtus). La seconde, dite « bioéthique », contenant l’amendement n°524 autorisant l’élimination d’un fœtus en parfaite santé jusqu’à neuf mois de grossesse en cas de « détresse psycho-sociale » chez la mère.

Lire aussi : Docteur Rochambeau : « L’avortement à 14 semaines consiste à broyer le crâne d’un foetus »

Face à la scène, le « Village pour la vie », avec entre autres les stands d’Alliance Vita et de l’Association des Familles Catholiques, accueille et informe les manifestants. Caroline Roux d’Alliance Vita (co-organisatrice de la marche) nous a accordé quelques instants : « C’est un beau rassemblement ; ce qu’il faut bien rappeler c’est qu’une grave injustice est en train de se produire. Alors que le niveau d’avortements n’a jamais été aussi élevé en France, certains profitent de la crise sanitaire pour déréguler l’accès à l’IVG. Pour nous qui sommes engagés dans l’écoute des femmes confrontées à des grossesses difficiles ou ayant subi un avortement, nous constatons que la société se désintéresse toujours plus des difficultés auxquelles sont confrontées les femmes et les couples. Il n’y a plus de notion de détresse pour avoir recours à l’avortement ; le délai de réflexion qui pouvait permettre aux femmes de prendre un peu de recul par rapports aux pressions qu’elles subissent a été supprimé ; et bien sûr il n’y a plus lors des consultations d’IVG de présentation des aides sociales dont peuvent bénéficier les femmes enceintes. Malgré cela, la semaine prochaine deux lois seront examinées au Sénat : à la fois celle qui prévoit d’allonger le délai de recours à l’avortement, allant de pair avec la suppression de la clause de conscience pour tous les personnels soignants […] et puis l’amendement voté avec la loi bioéthique, sans étude d’impact, sans débat préalable, qui ouvre la voie à l’avortement sans délai ».

Sans surprise, Alliance Vita et les autres associations présentes réclament une véritable étude épidémiologique sur les causes et les conséquences de l’avortement, ainsi que la mise en place d’une politique de prévention, plutôt que la poursuite du déni idéologique et de la « culture du déchet ». D’ailleurs, afin de dénoncer cette dernière, les bénévoles ont distribué des masques à l’effigie de fœtus et des sacs-poubelles, à l’entrée de la manifestation. Aux cris de « Macron, Macron ! Touche pas aux embryons ! » les manifestants mettent le masque, enfilent le sac-poubelle et s’accroupissent.

S’en suit un hommage vidéo émouvant à Birthe Lejeune, veuve du professeur Lejeune, décédée le 6 mai dernier des suites d’une longue maladie. Ses paroles prennent aujourd’hui tout leur sens avec l’extension du « délit d’entrave à l’IVG » et le musellement de tout discours contrevenant à la propagande du planning familial : « On a l’impression qu’en France on ne peut pas être scientifique et défendre les valeurs morales »…

Vers 16h 30, une dizaine de féministes ont tenté une contre-manifestation. Sur l’esplanade des Droits de l’Homme, (à bonne distance) fumigènes violets et cintres brandis, elles ont été expulsées illico presto par les forces de l’ordre. 

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