Qui l’eût cru ? Emmanuel Macron, ultime représentation du déracinement, serait attaché à ses origines régionales ? Après une tentative auprès des jeunes sur YouTube avec McFly et Carlito, le président n’arrête plus sa partie de lèche botte. Notre cher Manu a plus d’un tour dans son sac et tente à ce titre de racler les votes des « droitards » aux identités régionales marquées.
Gardien du déclin de l’identité régionale
« Gardien de la richesse que constituent les langues régionales » se dit-il, alors que la loi sur l’apprentissage des langues régionales a été retoquée par le Conseil constitutionnel, car l’apprentissage immersif est contraire à la constitution. La « richesse » dont il garde fermement les portes, en bon banquier, est davantage celle de l’immigration qu’il considère comme étant une « chance pour la France », que celle des provinciaux.
Ne vous fiez pas aux larmes de crocodile qu’il pourrait prétendre verser sur des terres qu’il a lui-même partiellement tuées.
Mais dans une phase de déconfinement et de réouverture des différentes activités, M. Macron entend prendre, selon ses dires, « son bâton de pèlerin », non sur les chemins de Saint Jacques de Compostelle mais sur ceux de nos provinces.
De la même manière, dans une interview accordée au journal Zadig, le chef de l’Etat exprime son amour pour certaines régions comme Amiens et les Pyrénées sans oublier, évidemment, Paris, qu’il ne saurait mettre de côté : « Ma France, c’est une carte sensible entre deux pôles que sont Amiens et les Pyrénées, puis un troisième pôle qui est Paris », déclare-t-il. Notre président, s’il avait voulu être parfaitement honnête, aurait dû pointer son compas sur Paris et le bout de sa mine aux frontières de l’espace Schengen.
Nostalgie du passé
Ne vous méprenez pas, bien qu’il « s’émeuve » de la « morsure de la désindustrialisation » subie à « Amiens comme à Bagnères-de-Bigorre » où il dit avoir ressenti « une certaine inquiétude » : il n’arrêtera pas pour autant d’abaisser les droits de douanes et par là de favoriser toujours plus de libre-échange. Ne vous fiez pas aux larmes de crocodile qu’il pourrait prétendre verser sur des terres qu’il a lui-même partiellement tuées.
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Macron devenu fervent défenseur du « c’était mieux avant » le temps d’une interview ne s’arrête pas là. Il confie ainsi au journal Zadig : « J’ai grandi dans les souvenirs de ma grand-mère. J’ai donc une vision de la France qui n’est pas du tout celle de ma génération, je dois bien l’avouer. Je suis comme désynchronisé ». En souvenir de son amour pour sa grand-mère et de la vieille France, il a même épousé Brigitte, lui permettant de satisfaire cette sainte nostalgie du passé.
Un maximum d’hypocrisie en un minimum de temps
Parce que Macron ne serait pas lui-même sans sa stratégie de « catch all parties », il réaffirme sa préoccupation pour Marseille et la Seine-Saint-Denis qu’il dit être « le seul endroit où l’on a assumé d’être un pays d’immigration ». Il semble oublier que c’est surtout seul endroit où il pourrait se faire couper la tête. « Il ne manque que la mer pour faire la Californie… » C’est vrai que du point de vue immigration et délinquance, on n’est pas très loin du rêve américain.





