Grand vainqueur des Oscars 2021 avec trois statuettes (meilleur film, meilleur réalisateur et meilleure actrice) le nouveau film de la jeune chinoise Chloé Zhao s’inscrit dans la filiation de ses deux premiers longs-métrages : la vie des marginaux américains d’aujourd’hui. Après les Amérindiens dans Les Chansons que mes frères m’ont apprises (2015) et les gueules cassées du Rodéo dans le très beau The Rider (2015), Nomadland s’attaque aux nouveaux aventuriers de l’ouest.
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Après l’effondrement économique de la cité ouvrière du Nevada où elle vivait, Fern décide de prendre la route à bord de son van aménagé et d’adopter une vie de nomade moderne, en rupture avec les standards de la société actuelle. De vrais nomades incarnent les camarades et mentors de Fern et l’accompagnent dans sa découverte des vastes étendues de l’Ouest américain. Comme à son habitude, Chloé Zhao livre une partition à la fois réaliste et contemplative, filmant avec toujours autant de justesse ses visages abîmés par la vie mais, cette fois-ci, l’émotion se fait plus rare, malgré France McDorman (toujours juste). Moins intense que The Rider et plus didactique que Les Chansons que mes frères m’ont apprises, Nomadland demeure néanmoins une belle errance impressionniste.
Nomadland de Chloé Zhao avec Frances McDormand, David Strathairn, Gay DeForest, en salle le 9 juin.





