Blockbuster de tous les records, La Brigade des 800 s’est imposé dans les salles chinoises en pleine crise sanitaire. Un véritable film-monstre qui prouve si besoin était toute la vitalité du cinéma populaire de l’Empire du Milieu. On pouvait craindre le film de commande patriote et larmoyant, et si le métrage de Giang Hu n’oublie pas, effectivement, de susciter des émotions héroïques, c’est toujours avec intelligence et un sens de la mise en scène qui laisse pantois.
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Ce récit de guérilla urbaine tiré d’un fait réel survenu pendant l’annexion de la Mandchourie est un moyen pour le réalisateur de développer une gestion de l’espace et des corps à couper le souffle, mettant à profit une direction artistique qui n’est pas sans évoquer les riches heures du cinéma soviétique. Si le film n’échappe pas à certaines boursouflures inhérentes au style, on en ressort sidéré, éprouvé, abasourdi par cette débauche de moyens comme par la succession de morceaux de bravoure. Un épitomé du film de guerre, à la fois crasseux et lumineux, comme les Américains n’osent plus en faire depuis longtemps.
La Brigade des 800 de Guan Hu, avec Zhi-Zhong Huang, Wu Jiang, Chun Du (2h19)





