La semaine dernière, « Cafet en Kit », association qui gère la cafétéria sur le campus de Sciences Po Grenoble et tenue par des étudiants très à gauche, annonçait sur Instagram le passage au 100% halal de ses produits, à cause d’un changement de fournisseur. Par la voix de son responsable Grenoble, Yvenn le Coz, l’UNI a rapidement lancé l’alerte sur cette menace pour la laïcité, et tous les médias nationaux se sont emparés de l’affaire.
Vendredi dernier, un communiqué émanant des hautes instances grenobloises a annoncé le retrait de la mesure. Victoire pour l’UNI ? Certes, mais l’administration, en partie soumise à l’islamo-gauchisme qui règne sur le campus et dans une partie de son corps professoral, n’a pas fini de mettre des bâtons dans les roues de l’association étudiante. La direction de Sciences Po est en effet très encline à attaquer tout ce qui pourrait s’apparenter à une critique de l’islam, et qu’on nomme « islamophobie » – les professeurs de l’institut harcelés par certains élèves sans que leurs supérieurs ne réagissent en sont témoins.
La colère de l’administration s’est exprimé à travers la plainte qu’a déposée la directrice de l’IEP contre « toutes les personnes ayant relayé cette information »
Deux communiqués de mauvaise foi
Outre son annonce publique sur le retrait de la viande halal au nom de la laïcité, Science Po Grenoble a fait tourner en interne un autre communiqué qu’Yvenn le Coz s’est procuré et qu’il nous a transmis. D’après lui, les communications publiques et internes de l’institut comportent des mensonges. Ainsi, le communiqué de presse précise que « seul un tiers des produits » serait halal. C’est vrai, mais la formulation est vicieuse, puisque les autres produits contiennent du poisson ou sont végétariens, et n’ont donc pas de raison de contenir de la viande abattue selon la tradition islamique. Ainsi, comme le dit le responsable d’UNI Grenoble, « 100% de ce qui pouvait être halal l’était ».
Pareillement, la missive interne explique que le halal dans l’IEP est dû au changement de « l’un des fournisseurs », sous-entendant qu’il y en aurait d’autres ne distribuant pas ce type de nourriture, information complètement erronée. De fait, si un tel changement a bien eu lieu, ce sont des raisons financières qui ont motivé « Cafet en Kit » d’après Yvenn Le Coz : la cafétéria « se fournissait exclusivement chez le fournisseur halal afin de faire diminuer les prix, ils n’avaient pas d’autres partenariats ». Pareillement, la viande halal était distribuée depuis « le début de l’année universitaire » selon le communiqué interne. Les étudiants n’avaient donc pas été mis au courant avant cette fin d’octobre, ce qui explique leur vive réaction face à une association étudiante qui ne respecte pas la laïcité.

L’administration contre-attaque
Outre ces deux communiqués de mauvaise foi, la colère de l’administration s’est exprimé à travers la plainte qu’a déposée Sabine Saurugger, directrice de l’IEP, contre « toutes les personnes ayant relayé cette information », à savoir celle du 100% halal. Yvenn le Coz se sent ainsi particulièrement visé puisqu’il est l’un des premiers à avoir alerté sur l’affaire, nous accordant notamment un entretien la semaine dernière. Visé donc, il se demande quelles seraient les charges retenues contre lui, puisqu’il n’a fait que reprendre les dires de la cafétéria en expliquant qu’ils allaient à l’encontre de la laïcité – ce que l’administration confirme dans ses communiqués. Sciences Po veut ainsi mettre en examen l’un de ses propres étudiants, qui a pour seul tort d’avoir rappelé ses devoirs à l’administration.
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Yvenn le Coz répète qu’il « n’en [veut] pas du tout à Cafet en Kit », qui a « simplement fait ce qu’elle pensait être juste pour le bien-être étudiant. Ils ont reconnu leur erreur et respecteront la laïcité à l’avenir ». De fait, l’association gérant les repas sur le campus s’est excusée de sa méprise, quand bien même il est difficile de croire que le geste était anodin, sans arrière-pensée idéologique. La réaction des autorités de l’IEP est en tout cas significative de l’ambiance particulièrement tendue que l’islamo-gauchisme fait peser sur les instances directrices de l’institution grenobloise.





