La Beauté du monde, réalisé par Cheyenne-Marie Carron raconte l’histoire du légionnaire Roman Vandeville à son retour d’opération extérieure. Aux prises avec un choc post-traumatique, il doit naviguer parmi un entourage bien-intentionné mais maladroit dans un processus douloureux de guérison. Film à petit budget, l’œuvre de Carron n’affiche pas d’explosions à l’américaine mais se démarque par l’intensité de scènes de témoignages de militaires jouant leurs propres rôles.
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Le film réconcilie le monde militaire et le monde civil, celui-ci ignorant souvent le soldat marqué par la violence, de retour au foyer. Il brille aussi grâce aux jeux du premier rôle, François Pouron, et de Jackee Toto, incarnant un autre soldat hospitalisé. Si le film a quelques longueurs et qu’il brouille ici et là la frontière entre cinéma et documentaire, on reste profondément marqué par cet affrontement salvateur entre fiction et réalité. Voici une histoire dédiée aux légionnaires blessés ou morts pour la France, qui leur rend en tout cas un hommage nécessaire.
La Beauté du monde, de Cheyenne-Marie Carron (1h59), avec François Pouron, Fanny Ami, Maël Castro di Gregorio, en DVD le 7 décembre





