Le reportage présenté par Ophélie Meunier sur l’islam radical à Roubaix a plus que suscité la controverse. Zone interdite a montré une réalité déconcertante. Il n’y a plus aucun doute : Roubaix est sous l’emprise d’islamistes radicaux. Les magasins s’adaptent aux prêches émis dans les mosquées. Les librairies vendent des livres d’enfant dans lesquels les personnages n’ont pas de visage. Les poupées et les ours en peluche subissent le même traitement : aucun signe d’un visage, aucune expression. Le néant. Dans la rue, plus aucune boucherie classique, leurs écriteaux sont tous accompagnés d’un logo « Halal ».
Les images de ce reportage sont incontestables, et ça n’a pas plu à certains. Suite à sa diffusion, Ophélie Meunier a été menacée de mort, et son numéro de téléphone a circulé sur les réseaux sociaux. Dans une tribune pour Le Figaro, Céline Pina a dressé un parallèle avec l’affaire Mila : « Ce qui arrive à Ophélie Meunier n’est pas différent de ce qui arrive à Mila, il s’agit ici d’imposer des règles liées à la charria en utilisant la violence politique et en profitant de la faiblesse du pouvoir. » Gérald Darmanin a affirmé avoir pris des dispositions pour ce genre de situation : « J’ai donné instruction qu’à chaque fois qu’un journaliste fait l’objet de menaces caractérisées, il bénéficie d’une protection policière. Nous trouverons les auteurs de ces menaces. »
En 2022, dénoncer une communauté qui vit selon les lois, les droits et les devoirs islamiques vous condamne aux menaces de mort
Du côté de la presse, certains médias se sont abstenus d’apporter leur soutien à la journaliste. Suite à ce silence insupportable, Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo, a réagi en signant une tribune dans Le Point dans laquelle il appelle les médias à soutenir Ophélie Meunier. Il ajoute : « En l’absence de réaction, il n’y aura plus aucun reportage ni enquête sur l’islam radical. » Richard Malka y exprime par ailleurs son admiration pour le courage qu’a eu M6 de diffuser ce reportage de Zone interdite. L’avocat de Mila, invite les autres chaînes à suivre cet élan de bravoure : « La bonne réponse de la profession serait qu’en solidarité avec cette présentatrice, et afin de ne pas la laisser seule face aux menaces dont elle est la cible, toutes les chaînes diffusent ce reportage. Comme tous les journaux auraient dû, en 2007, reprendre et publier dans leurs colonnes les caricatures de Charlie Hebdo ».
Quelques personnalités politiques ont également tenu à soutenir la présentatrice. Parmi eux, le candidat Éric Zemmour : « Ophélie Meunier est en danger de mort : voilà ce qui arrive quand on montre aux Français l’islamisation de notre pays. Des millions de patriotes la remercient pour son courage. » De même, Jordan Bardella s’est indigné de la situation – « Quiconque décrit simplement l’offensive des islamistes sur la France se voit placer une cible sur le front » – tout comme Éric Ciotti : « Son tort ? Avoir fait son métier avec professionnalisme. L’islamisme menace notre mode de vie et notre démocratie. »
À l’inverse, la gauche morale a brillé par son silence. « Nos confrères, les associations de journalistes, les syndicats ne nous soutiennent pas beaucoup » regrettait lundi le réalisateur Tony Comiti. Depuis les sociétés de journalistes de CNews, RTL et M6 ont apporté leur soutien à la journaliste. Hormis un édito ce matin dans Le Monde intitulé « S’exprimer sans crainte sur l’islam », les médias de gauche – Médiapart, L’Obs et Libération – n’ont pas manifesté avec zèle leur inquiétude face à cette menace sur la liberté d’expression.
Du côté des politiques, Jean-Luc Mélenchon et d’autres personnalités de gauche ont d’abord préféré dénoncer le contenu du reportage. Depuis que les menaces envers la présentatrice ont été divulguées, aucune réaction n’est à noter. Seul le candidat communiste Fabien Roussel s’est démarqué, sur Twitter : « Une journaliste ne devrait jamais être menacée du fait de son travail. Tout mon soutien à Ophélie Meunier, désormais sous protection policière, ainsi qu’à tous les journalistes aujourd’hui menacés ».
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Le cas d’Ophélie Meunier illustre une réalité terrifiante : la liberté d’expression n’a décidément plus droit de cité en France. En 2022, dénoncer une communauté qui vit selon les lois, les droits et les devoirs islamiques vous condamne aux menaces de mort. La terreur veut faire taire.
Pendant ce temps, Lilia Bouziane, étudiante connue pour vouloir devenir une « avocate voilée » et ayant figuré dans le reportage de Zone interdite, s’est empressé de se victimiser. Elle a ainsi déclaré : « On m’a manipulée mais on a aussi trahi le public en lui proposant un documentaire bidonné ». Voilà un moyen de se dédouaner. À la différence d’Ophélie Meunier, Lilia Meunier ne s’est pas fait harceler. Un compte Twitter nommé Islam & Info a soutenu la jeune fille : « Force à nos sœurs et nos frères qui dénoncent, vous êtes les meilleurs ».





