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Selon la police : la condition policière

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Publié le

23 février 2022

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Parvenant à rompre avec les clichés du « film de flic », Selon la police apporte une certaine originalité dans le genre.
Police

Encore un film sur la police et son quotidien pas toujours rose. Dans celui-ci, le flic qui s’occupe de l’accueil, ou plutôt du « bureau des pleurs » comme il l’appelle, donne assez vite une définition imagée du métier : « appuyer sur le couvercle de la cocotte et éviter que la merde ne déborde ». Tout commence autour de Ping-Pong, un policier en fin de carrière usé par cette grosse machine politique, son manque de moyens et ses chiffres à atteindre.

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Il décide de quitter le système, en toute discrétion, et déambule dans la ville, posant un regard las mais encore confiant sur ce qui l’entoure. Au biais de ses pérégrinations, ses collègues sont mis en lumière : la jeune femme qui s’accroche pour passer le concours à la fin de l’année, celui que la violence de la réalité a complètement cassé, le cynique, le paumé… Tout cela fait du film un objet hybride qui alterne entre scènes d’action et balades silencieuses, pour un résultat singulier.


Selon la police (1h41), de Frédéric Videau, avec Patrick d’Assumçao, Sofia Lesaffre, Laetitia Casta, en salle le 23 février

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