Tchekhov rapprocha une actrice débutante d’une mouette. Ici une adolescente nageuse et ondulante prend des faux airs de murènes qu’elle chasse avec son père bourru, slavitude oblige. Sur la terre ferme, le jeune Diane devient une proie et le maillon faible apparent. Terres à vendre comme dans La Cerisaie, acheteur milliardaire ami de la famille, mère trentenaire encore désirable, tels sont les ingrédients pour faire monter la tension sur une petite île croate.
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Caméra d’Or au Festival de Cannes 2021, Murina séduit dans son exposition à pas posés qui épouse les chaleurs de l’été. Mais dès que le conflit pointe le bout de sa gueule dentée, Antoneta Alamat Kusijanovi? se raccroche aux branches de la misandrie commune. Le vrai père colle trop, le faux pas assez. Entre une préparation élégante (la trappe poussée du pied) et un paiement lourdingue (la délivrance aquatique au bout du tunnel), le portrait de femme remise ses singularités et conclut sur du déjà-vu.
Murina (1h32), d’Antoneta Alamat Kusijanovi?, avec Gracija Filipovic, Danica Curcic, Leon Lucev, en salles le 20 avril





