Lors de la catéchèse du 9 février, le pape François rappelait la position de l’Église quant aux thématiques de la fin de vie: « Nous devons accompagner jusqu’à la mort, mais non provoquer la mort, ni aider à quelque forme de suicide ». Ces déclarations s’inscrivent dans le cadre d’un questionnement général en Italie sur l’euthanasie. De fait, les parlementaires italiens, et notamment la coalition de centre-gauche, avaient rassemblé plus de 750 000 signatures afin d’organiser un référendum en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté – demande qui fut rejetée par la Cour constitutionnelle italienne début février, celle-ci estimant que les personnes vulnérables ne seraient pas suffisamment protégées en cas de légalisation.
Le débat fut néanmoins houleux, et l’on vit même des ecclésiastiques se prononcer en faveur du suicide assisté, à l’exemple du père Carlo Casalone le 15 janvier 2022 dans La Civiltà Cattolica. Du fait de sa place à l’Académie pontificale pour la vie, la voix du père Casalone fut entendue et reprise, notamment par Marie-Jo Thiel, qui publiait fin janvier dans Le Monde un article intitulé « L’Église catholique s’interroge sur l’opportunité de l’assistance au suicide », et dans lequel elle décriait les « partisans de la sacralisation absolue de la vie [qui] s’en donnent à cœur joie pour critiquer et condamner ». L’affaire avait donc pris une certaine ampleur, et l’on en venait à se demander si l’Église n’allait pas revenir sur l’un de ses principes les plus sacrés, celui de la protection de la vie.
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Cependant, les hautes instances du Saint-Siège n’ont jamais relayé de telles informations: l’article de Carlo Casalone ne mentionnait même pas son appartenance à l’Académie pontificale pour la vie. De plus, les médias qui se sont emparés de l’affaire eurent à cœur de produire des titres à la limite d’être mensongers: La Croix publiait par exemple « Suicide assisté, le tournant stratégique du Vatican sur la bioéthique », alors que seul l’article de Casalone allait en ce sens, et qu’il ne voulait pas impliquer l’Église en ne mentionnant pas l’Académie pontificale dont il est membre. En résumé, une tribune publiée par un prêtre aura été portée aux nues par les progressistes alors que celle-ci n’engageait que son signataire. Rassurez-vous, l’Église ne compte nullement renier son plus vieux combat, celui de défendre la vie.





