Vous avez été menacé par des antifas. Comment cela s’est-il déroulé ?
Entourée de quelques militants, j’ai souhaité faire une déclaration devant la piscine pour faire connaître la position de Reconquête sur le burkini. Deux journalistes locaux étaient présents pour couvrir l’événement. Cette action devait être très courte, au maximum 4 à 5 minutes.
Nous étions accompagnés du service d’ordre parce qu’en tant que femme, on ne peut plus se déplacer seule. Une fois sur place, en attendant les journalistes, le service d’ordre nous informe que des militants antifas se sont positionnés aux quatre coins de la rue. Nous gardons notre calme car nous étions une vingtaine.
Quelques minutes plus tard, ce que nous imaginions être l’un des deux journalistes se met à converser avec un antifa notoire. Le journaliste prétendu était en réalité un autre antifa. Nous avons décidé d’interrompre l’action car nous nous sommes rapidement sentis cernés et en sous-nombre. Les militants m’ont raccompagnée à mon véhicule. Malheureusement, ma voiture a été prise en photo par les antifas, et je ne pourrai plus me déplacer avec elle.
Deux militants n’ont pas pu rentrer chez eux car ils ont été suivis discrètement par des antifas
Par la suite, je me suis réfugiée dans le bar d’un militant Reconquête afin de faire une déclaration à l’un des journalistes. Pendant ce temps, des militants Reconquête, âgés de 19 à 75 ans, hommes et femmes, se sont fait encercler par des guetteurs antifas. Avec l’aide de la police, les militants Reconquête se sont ensuite éclipsés de manière pacifique. Un véhicule appartenant au service d’ordre continuait de faire des rondes pour récupérer les femmes qui étaient restées à proximité du lieu de l’événement. Deux militants n’ont pas pu rentrer chez eux car ils ont été suivis discrètement par des antifas.
Pouvez-vous nous décrire le profil des agresseurs ?
Ils avaient le profil classique de l’antifa, en bmx, avec une casquette et des lunettes. La plupart avait le visage masqué.
Ce genre d’actes violents est-il fréquent ?
Pendant la campagne présidentielle, j’ai milité dans le IXe arrondissement de Paris. Je l’ai fait, car je m’y sentais en sécurité. En revanche, je n’avais pas envie de militer à Grenoble car je connaissais les risques. C’est une ville qui s’est beaucoup « gauchisée » et « islamisée ».
En tant que femme, sentez-vous une pression de la part de ces communautés ?
J’ai grandi dans la région grenobloise. Depuis ma plus jeune enfance, j’ai toujours ressenti un sentiment d’insécurité. Je n’ai jamais pu aller au centre-ville de Grenoble entre filles par peur. Mes parents m’ont alors inscrite dans un collège diffèrent de celui qui m’était destiné, pour fréquenter un secteur moins à risque. En clair, je suis confrontée au problème du Grand remplacement depuis mon enfance. La région s’est complément transformée.
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Que proposez-vous à la femme grenobloise qui ne peut quitter la ville ?
Je suis une candidate de terrain. Demain, si je suis élue députée, je ferai en sorte d’être un relais entre l’Assemblée et le terrain. Néanmoins, un député n’est pas un maire : nous n’avons pas toutes les compétences locales pour traiter la question. Il nous faudra utiliser notre influence, et défendre des mesures telles que le recentrement des programmes scolaire sur les valeurs de la France, sur l’amour de la patrie.





