Skip to content

Andréa Furet : miss trans

Par

Publié le

23 mai 2022

Partage

Pour la première fois, une femme transgenre se présente au concours Miss France. A priori contraire au règlement qui interdit la chirurgie, cette candidature est le signe d’un lobby LGBT qui continue de gagner des positions.
Nouveau projet (2)

On connaît tous le concours de beauté Miss France qui a lieu chaque année en décembre. Ce concours est censé élire une femme d’une grande beauté qui va représenter la France pendant un an. Les critères de sélection du concours sont extrêmement stricts, et font souvent polémique : il faut être une femme, mesurer au moins 1m70, avoir la nationalité française, ne pas avoir d’enfant, avoir un casier judiciaire vierge et ne pas avoir eu recours à la chirurgie esthétique.

Depuis la dernière édition, Sylvie Tellier, la directrice générale de la société Miss France a décidé de réunir le comité afin de réaliser un « aménagement des critères de sélection » qui sont considérés comme sexistes, notamment par miss France 2016 Iris Mittenaere et l’ex ministre déléguée à l’égalité hommes-femmes Élisabeth Moreno. Ces aménagements devraient avoir lieu dans les années à venir, pour autoriser les femmes mariées, mères, tatouées et/ou plus petites à concourir.

Chaque candidate pour Miss France représente une région et en ce sens, elles doivent gagner un concours local puis un concours régional pour pouvoir intégrer le concours général. Dans le concours de la ville de Paris, il y a littéralement une couille dans le pâté. Parmi les candidates figure une femme transgenre répondant au doux nom d’Andréa Furet. Cette jeune femme suit en parallèle au prestigieux concours de beauté une carrière d’actrice : elle fut notamment à l’affiche du téléfilm « Il est elle » diffusé sur TF1 en novembre 2021. Il s’agissait d’une fiction dans laquelle Andréa Furet joue le rôle de Julien, jeune homme tourmenté qui réalise une transition pour devenir une femme, ce qui causera de nombreux problèmes à lui comme à sa famille. L’actrice s’est beaucoup investie dans le téléfilm afin d’offrir l’expérience la plus « instructive » possible. Comme quoi, la transidentité ouvre beaucoup de portes médiatiques.

Lire aussi : Burkini dans les piscines : les musulmans massivement favorables

Revenons-en à Miss France et à la candidature de cette femme transgenre. Le cœur du problème réside dans les exigences du concours. Comme précisé plus haut, il est interdit d’avoir eu recours à de la chirurgie esthétique. Cependant, les chirurgies réparatrices, qui font par exemple suite à un accident, sont elles autorisées. En somme, si mademoiselle Furet est acceptée, cela signifie que sa chirurgie était réparatrice et non pas esthétique. On arrive donc à la conclusion que sa naissance dans un corps masculin était ou un accident, ou une maladie, ou une malformation – les trois critères d’une chirurgie réparatrice, qui justifie son remboursement par la sécurité sociale. La transidentité n’étant plus considérée comme une maladie mentale par l’OMS depuis 2019, on en déduit qu’il s’agit d’une malformation.

Cependant, la distinction entre chirurgie esthétique et chirurgie réparatrice ne fonctionne pas dans le cas de la transidentité. Car en effet, d’un point de vue pragmatique, une chirurgie de transition ne répare rien de cassé, elle modifie ce qui est physiquement fonctionnel pour aboutir à autre chose qui est souvent moins fonctionnel. Donc la transition ne répond pas à un manque, mais bel et bien à un désir, ou un caprice. De plus, par définition, ce travail réparateur est purement esthétique dans le cas d’une opération de transition : il faut faire un visage de femme à partir d’un visage d’homme. Comment ne pas croire que le chirurgien fera de son mieux esthétiquement ?

Donc la transition ne répond pas à un manque physique, mais bel et bien à un désir, ou un caprice

Avec cette affaire Andréa Furet, le lobby LGBT obtient en tout cas une nouvelle victoire. Depuis plusieurs années, le sujet de la transidentité prend de plus en plus d’ampleur et le lobby LGBT réussit à imposer des quotas de personnes trans un peu partout, au nom de l’inclusion. Le problème étant qu’il s’agit là, au-delà d’un simple choix de vie personnel, d’une véritable idéologie. Les LGBT+ cherchent à imposer des termes et des concepts (comme l’écriture inclusive par exemple) au reste de la société. Cette idéologie cherche à déconstruire les règles permettant une certaine cohésion dans la société afin de les adapter aux minorités. En d’autres termes, le lobby LGBT installe de la division, de la discorde et à terme, le chaos.

Le changement de règles du concours Miss France est malheureusement symptomatique d’une société qui souffre d’une absence de modèles. La personne mise en avant n’est plus l’archétype de la personne parfaite ou héroïque à laquelle tout le monde voudrait ressembler moyennant de gros efforts sur soi, mais la personne issue d’une minorité, mise en avant en tant qu’elle est minoritaire et qu’elle dit souffrir d’une oppression. Tout cela entraîne un énorme nivellement par le bas pour les concours de beauté et plus particulièrement pour Miss France. Une chose est sûre, Miss Trans va défiler en service trois pièces.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest