Le film à sketches, assez répandu dans les années 90, était un moyen pour les cinéastes d’animation japonais de se faire la main et d’expérimenter leurs techniques. Conçu sous la houlette de Katsuhiro Otomo, ce Memories méritait bien une ressortie cinéma. Outre le très bon Cannon Fodder, réalisé par Otomo, plan séquence virtuose qui explore le quotidien d’un enfant dans un univers militariste et ubuesque, le film vaut surtout pour l’incroyable Magnetic Rose. Réalisé par Koji Morimoto, génie de l’animation malheureusement un peu oublié aujourd’hui, Magnetic Rose se veut à la fois un hommage au Kubrick de 2001, aux films de maison hantée et à l’opéra italien.
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Rien que ça ! L’argument vaut son pesant d’or : dans un lointain futur, trois éboueurs de l’espace s’introduisent dans le vaisseau spatial à la dérive d’une cantatrice morte. Sorte de cathédrale flottante dans le vide intersidéral, le vaisseau deviendra également un piège mental dans lequel les trois hommes seront confrontés à leurs propres démons. Servi par la musique grandiose de Yoko Kanno, Magnetic Rose, chef-d’œuvre de quarante minutes, vaut à lui seul le déplacement.
Memories (1995, 1h53), Koji Morimoto, Tensai Okamura et Katsuhiro Ôtomo, en salles le 24 août





