Pendant longtemps, les antifas ont été abstentionistes, se réclamant d’un communisme révolutionnaire qui n’existe probablement que dans leurs fantasmes petit-bourgeois. Aujourd’hui, s’ils se rallient massivement à la candidature de Mélenchon, c’est parce que ce dernier a su flatter leurs bas instincts. Face à des candidats dont ils estiment qu’ils ne représentent pas leurs intérêts – trop ouvriers pour Nathalie Artaud, trop vieille France pour Fabien Roussel – Mélenchon incarne à leurs yeux la disruption qu’ils attendent… une disruption conçue et désignée pour les petits- bourgeois qu’ils sont : des citadins pour la plupart, issus de classes dominantes, et qui ont troqué de légitimes revendications sociales pour l’intersectionnalité et la pleurnicherie victimaire.Tout en voyant des nazis partout.
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Mélenchon partage avec les antifas cette loupe déformante qui leur fait voir la peste brune aux portes de la France. Cerise sur le gâteau, les antifas peuvent constituer une excellente garde rapprochée. Idiots utiles du système, ces petits kapos qui rêvent de violence se retrouvent finalement à faire la sécurité pendant les manifestations, comme ce fut le cas pour Hazem El Moukkadem, figure locale de l’antifascisme marseillais. À Marseille, où les antifas sont ultra- mobilisés et très présents, Mélenchon s’était d’ailleurs senti poussé des ailes, pendant son discours de 2017, en scandant : « Les jeunes, tapez dans le tas jusqu’à ce que le pays se réveille ! » Une belle invitation à la paix sociale.





