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[Cinéma] Kokomo city : clip lourdingue pour trans black

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Publié le

14 décembre 2023

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« Les récits – larme à l’œil, bobards ou nécessaire affirmations de soi – sont recouverts d’une mixtape HINRG qui ne s’arrête tout simplement jamais.» Notre critique.
© DR

Quatre travailleuses du sexe trans et blacks se confient devant la caméra de D. Smith, ancien producteur de rap ayant lui-même transitionné… Kokomo City hésite entre une esthétique années 80, avec noir et blanc travaillé très Bruce Weber, et une statufication à la Leni Riefenstahl. Les récits – larme à l’œil, bobards ou nécessaire affirmations de soi – sont recouverts d’une mixtape HINRG qui ne s’arrête tout simplement jamais. La crudité sexuelle des pratiques narrées s’accompagne de témoignages hasardeux sur des clients, rappeurs ou sportifs professionnels célèbres.

Lire aussi : [Cinéma] Le temps d’aimer : écrit sur le fan

Un mobile émerge peut-être dans ce clip lourdingue et chichiteux, puisque l’une des interviewées, Koko Da Doll, a été assassinée quelque temps après la projection du film à Sundance. À la fin, un travelling descendant sur un corps apprêté et glamourisé, « male gaze » éhonté, se conclut sur le nouvel accessoire indispensable à la femme puissante: un énorme pénis au repos. On n’arrête pas le progrès.

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