On vous le répète souvent ici : le cinéma soviétique est inégalé par sa suprématie plastique et transcendantale. Et il recèle des perles rares, souvent oubliées en Occident, mais qui brillent encore de mille feux. Le chef-d’œuvre de Larisa Chetpiko, femme d’Elem Klimov (réalisateur notoire du plus grand film de guerre de tous les temps, Requiem pour un massacre) est de ceux-là. À chaque plan, on est subjugué par la force picturale, métaphysique, qui emmène tout le métrage, transformant le récit militaire en véritable odyssée spirituelle.
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L’ascension qui donne son titre au film est comparable à celle qui hante les autres grands chefs-d’œuvre du cinéma soviétique, d’Andrei Roublev à La Lettre Inachevée, et qui s’attache à montrer comment, au cœur d’une Russie trucidée par son histoire, le divin n’a eu de cesse de résister, irrémissible comme une eau pure remontant à la surface d’un océan de boue. Une splendeur à voir sur grand écran, enfin.
L’ASCENSION (1 h 51), de LARISSA CHEPITKO , avec Boris Plotnikov, Anatoli Solonitsine, Vladimir Gostioukhine, en salles le 29 mai.





