Skip to content

Sainte Maria Goretti

Par

Publié le

28 novembre 2025

Partage

Violée par un certain Alessandro Serenelli, sainte Maria Goretti a pardonné à son bourreau et mieux encore, elle l’a converti, au point qu’Alessandro, à sa sortie de prison, est devenu franciscain.
© Romée de Saint Céran

Maria Goretti, Marietta pour ses proches, est née en 1890 sur la côte Adriatique, près d’Ancône. Cadre de rêve, eaux translucides, la brise dans les pins, mais ce n’est pas exactement cette vie indolente qui l’attend. Sa famille, frappée par la pauvreté, doit déménager plus au nord, dans la campagne au sud de Rome, en coloc avec un veuf et son fils adolescent, un certain Alessandro. Maria, qui vient de perdre son père, s’occupe de la maison. C’est une enfant qui aime le Bon Dieu et que tous ses voisins entourent d’affection, au point de se cotiser pour lui offrir sa robe de première communiante.

Malheureusement pour elle, Maria n’est pas seulement pieuse, elle est aussi très belle et paraît plus âgée qu’elle ne l’est. Alessandro, son colocataire par la force des choses, est parvenu à l’âge ingrat où, dans le domaine charnel, ses pulsions ne diffèrent guère de celles d’un labrador face à une armoire normande. Il traque sans cesse sa jeune voisine pour essayer de se la faire, apparemment peu sensible au fait qu’elle ne soit pas d’accord. Terrorisée, Maria n’en parle à personne. Elle se réfugie dans la prière et évite soigneusement Alessandro.

Lire aussi : Partout les saints : saint Bartolo Longo

Un jour d’été 1902, il essaie de la violer dans la cuisine de la maison, pendant que sa famille est sortie. Elle se débat et lui crie : « Alessandro, Dieu ne veut pas ces choses ! Si tu fais cela, tu iras en enfer ! ». La menace de l’enfer semble décupler la rage du garçon, qui frappe Maria à coups de poinçon, à quatorze reprises. Les voisins la découvrent et Alessandro est arrêté. Le lendemain, à l’hôpital, au prêtre qui, juste avant de lui donner la communion, demande à la mourante si elle pardonne à son bourreau, Marietta répond : « Oui, pour l’amour de Jésus, je pardonne. Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis. Que Dieu lui pardonne, car moi, je lui ai déjà pardonné ». Elle expire le même jour, mais son héritage ne meurt pas avec elle.

En effet, condamné à trente ans de prison, Alessandro Serenelli, d’abord sans remords, est foudroyé par la grâce une nuit de 1910. Il rêve que Maria lui offre un bouquet de lys qui se transforme en lumière. Il se convertit et se promet de se racheter. La justice le libère en 1929, après vingt-sept ans de détention. Il a alors 47 ans. Dans la nuit de Noël 1934, il va demander pardon à Assunta, la mère de Maria Goretti, qui accepte au nom de sa fille…et on les voit tous les deux, côte à côte, à la messe le lendemain.

Admis dans le tiers ordre franciscain en 1936, Alessandro vivra une vie humble et offerte, auprès de ceux qui l’ont accueilli comme un frère, jusqu’à sa mort. Il assiste, de nouveau aux côtés d’Assunta Goretti, à la béatification puis à la canonisation de celle qu’il appelle « son ange gardien ». À sa mort paisible, en 1961, on découvre son testament, simple et beau, dans lequel il attribue à Maria Goretti, martyre de la pureté, son retour dans le droit chemin.

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest