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« L’Agent secret » : navet de concours

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Publié le

10 décembre 2025

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« La moitié du long-métrage semble engloutie dans les présentations du héros à d’autres antifas qu’on ne reverra jamais. » Critique du film « L’Agent secret » de Kleber Mendonça Filho.
© L'Agent secret

En 1977, un quadra vaguement fugitif retrouve son fils et tente une nouvelle vie en plein Brésil de la dictature. Dès l’entame – un contrôle policier – L’Agent secret se prend les pieds dans sa coolitude pop avec distension du temps à la Sergio Leone. Ça dilate beaucoup chez Kleber Mendonça Filho, et la moitié du long-métrage semble engloutie dans les présentations du héros à d’autres antifas qu’on ne reverra jamais.

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On repêche une jambe dans l’estomac d’un requin qui donne lieu au seul morceau de bravoure, une attaque d’un lieu de drague gay par le moignon vengeur. Les fachos sont ventripotents ou grotesques, moins un tueur émacié et sous-traitant qui affirme « s’il a une tête de riche, c’est qu’il est riche ». Vu comme il a l’air con, ce film d’une parfaite innocuité doit l’être vraiment.


L’AGENT SECRET (2h40), de Kleber Mendonça Filho, avec Wagner Moura, Gabriel Leone, Maria Fernanda Cândido, en salles le 17 décembre.

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