Adapter Maigret, comme on l’a vu récemment avec l’horrible film de Patrice Leconte (2022), est souvent une façon de se refaire à peu de frais sur le dos du patrimoine. Ou du moins de tenter de se refaire. Les préventions qu’on pouvait légitimement nourrir devant le dernier film de Pascal Bonitzer, produit par l’excellent Saïd Ben Saïd, n’en tombent pas moins à sa vision. Maigret et le mort amoureux s’inspire de Maigret et les vieillards (1960) en transposant l’intrigue au tout début des années 2000. On se love rapidement dans une fiction éprouvée, où l’assassinat d’un vieux diplomate oblige le célèbre commissaire à frayer avec une aristocratie germanopratine dont il saisit mal les usages, à son grand mécontentement. Le plaisir léger qu’on y prend est celui d’un temps révolu qui se donne à voir dans les affrontements à fleurets mouchetés entre suspects et enquêteurs. […]
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