Le nom était parfait. Quelques mois après l’ouverture, Gainsbourg en parlait déjà dans son single « Qui est in qui est out ». On rêverait d’une pareille publicité. Dans les quartiers chics, on va alors Chez Régine ou Chez Castel. Au Bus Palladium, pas de tenue correcte exigée. On y passe du rock’n’roll anglais et américain, les tubes des yéyés, entre autres. Non loin, les effluves vicieux de la place Blanche diffusent un parfum canaille sur tout le quartier ; et en contre-bas, il y a cette discothèque incontournable, unique. Depuis, les néons du Bus ne guident plus nos pas égarés, nos yeux vitreux et nos appétits de noctambules. En 2022, les portes de ce pénitencier paradisiaque pour âmes damnées se sont fermées. Changeant encore notre beau Paris, mais peut-être pas pour toujours. D’abord, sa résurrection est proche. Ensuite, même si elle rate, il restera toujours quelques souvenirs contre lesquels se lover. J’eus la chance de connaître les derniers soubresauts de cette aventure distordue et décadente : je l’avoue, être nostalgique est une profession de foi. […]
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