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« The Christophers » de Steven Soderbergh : lourd mais vide

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Publié le

10 juin 2026

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« Le nihilisme de façade débouchera sur du sentimental baveux, la preuve qu’on a bien affaire à un réalisateur américain. » Critique du film « The Christophers » de Steven Soderbergh
© The Christophers

Après l’atroce The Insider, l’Angleterre ne réussit décidément pas à Steven Soderbergh. Un ex-peintre génial et bisexuel, retiré des pinceaux et désormais vieillard misanthrope se voit refourguer une assistante par ses enfants rapaces ; c’est une faussaire qui doit terminer sous le sceau du secret une série de portraits inachevés, « The Christophers », d’après l’unique grand amour du Léonard londonien.

Lire aussi : « Disclosure Day » de Steven Spielberg : un dernier chef d’œuvre pour la route

Sur le modèle du Limier de Mankiewicz – huis clos et jeu du chat et de la souris – le film ploie sous les dialogues surécrits que Ian McKellen alourdit encore en chargeant chaque syllabe d’une intention différente. Face à lui, l’étrange Michaela Coel est une bouffée d’air non-putride. Le nihilisme de façade débouchera sur du sentimental baveux, la preuve qu’on a bien affaire à un réalisateur américain.


THE CHRISTOPHERS (1h40), de Steven Soderbergh, avec Ian McKellen, Michaela Coel, Jessica Gunning, en salles le 10 juin.

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