GOOD INTENTIONS, Session Victim (2012)
Parce qu’il faut toujours avoir sous le coude un truc sur lequel danser quand le soleil se couche ou quand la nuit ne se termine pas. Ça aurait pu être mille autres titres house, mais celui-ci m’est particulièrement familier et évoque mille souvenirs ensoleillés. À égale distance des artifices électroniques et de l’organique humain, « Good Intentions » est une boucle imparable, entêtante, avec sa basse qui groove divinement et son clavier Rhodes d’une classe folle. C’est l’apogée d’un tribalisme musical et d’une transe occidentale qui nous oblige à danser sur les braises finissantes de notre monde déchu, le sourire aux lèvres.
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ALL I WANNA DO, The Beach Boys (1970)
Est-ce seulement possible d’évoquer l’été sans parler des Beach Boys ? Léon Bloy et Flaubert détestaient idées reçues et lieux communs : celui-ci mérite d’exister. Il est même obligatoire. On pourrait se demander si le soleil sur la peau avait la même saveur, s’il apportait la même sensation, avant l’existence de ce groupe ? Evidemment, tout le monde cite les mêmes chansons quand il s’agit de faire une summer selection. Comme nous sommes ici distingués, fermez plutôt les yeux avec « All I Wanna Do », splendeur céleste et solaire, qui préfigure et dépasse de quelques décennies ce que fera Tame Impala plus tard.
SEA GETS HOTTER, Durand Jones & The Indications (2019)
Bon, déjà, avec un pareil titre, on pouvait difficilement passer à côté. Single imparable du meilleur album du meilleur groupe de néo-soul actuel. Si évocateur musicalement qu’on pourrait bosser à l’usine et se sentir, rien qu’un peu, les pieds dans l’eau. J’exagère à peine. Les couplets sont partagés entre la voix fluette d’Aaron Frazer, le batteur, et celle à la fois de velours et rocailleuse de Durand Jones lui-même. Sans oublier un instrumental fabuleux. C’est aussi naturel qu’un drible de Maradona ou qu’un navet de Foenkinos.




