Sarcelles, années 2000 : une ado pugnace recherche son père qui l’a abandonnée enfant. Mine de rien, Quelques mots d’amour réussit ce qu’Éric Toledano et Olivier Nakache ont raté avec Juste une illusion : restituer une époque donnée par les états d’âme qui y dominent à travers une comédie débordante de sentiments.
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Le coup de maître de Rudy Ronsenberg est le choix d’un casting d’amateurs hauts en couleur – hormis Hafsia Herzi, par ailleurs convaincante. Le milieu séfarade très prompt au drama offre une multitude de situations comiques (la scène de la serveuse chinoise) qui n’exclut pas la cruauté. Les acteurs sont merveilleux de drôlerie, à l’image du très jeune Aïdan Djouadi racontant la blague du pingouin qui respire par le cul. L’un des rares films de l’année où l’on aura ri aux éclats.
QUELQUES MOTS D’AMOUR (1h37), de Rudy Ronsenberg, avec Hafsia Herzi, Nour Salam, Ella Beddoucha, en salles le 28 octobre.




