Skip to content

Mai 68 est-il de droite ?

Par

Publié le

17 mai 2018

Partage

mai68

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1526559662952{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]

La droite, c’est le pouvoir, la force, l’autorité, la violence, le mépris de classe, la bourgeoisie, la vulgarité, les policiers, l’arbitraire de la justice, le racisme, le terroir; le camembert est fasciste, même acheté à l’AMAP. Résumons-nous: la droite, c’est l’oppression. Non, c’est trop court. La droite, c’est l’oppression satisfaite. Et même, la droite, c’est l’oppression qui se présente comme la justice. Voilà. Mais quels salauds ! L’oppression qui exige d’être reconnue comme un bien, qui se définit comme un bien, qui entend donc perpétuer ce bien. La droite, c’est l’oppression qui exige que l’opprimé se satisfasse de son sort et même concoure activement au maintien de l’ordre oppressif. Un peu comme Mai 68. Un peu comme les enfants de Mai 68. Un peu beaucoup, même. Un peu comme Hidalgo qui célèbre le tortionnaire Che Guevara et pond des arrêtés administratifs plus souvent que Louis XIV, ce fragile, n’écrivait de lettres de cachet.

 

Lire aussi La notion de Bien commun est revenue dans le discours des politiques

 

Mai 68, c’est l’anti-parlementarisme. « Élections, piège à cons! » Mai 68, c’est la dénonciation des médias complices du pouvoir. « Fermons la télé, ouvrons les yeux. » Mai 68, c’est le populisme. « La volonté générale contre la volonté du Général. » Mai 68, c’est la démagogie. « Ne nous laissons pas bouffer par les politicards et leur démagogie boueuse. » Mais 68, c’est le complotisme. « On ne peut plus dormir tranquille lorsqu’on a une fois ouvert les yeux. » Mais 68, c’est le règne d’une démocratie directe dévoyée. « La politique se passe dans la rue. » Bref, Mai 68 est fasciste. Il accrédite l’idée que seule une élite a raison, que le peuple se trompe quand il ne comprend pas qu’il doit former d’autres désirs, qu’aucune consultation démocratique ne pèse quoi que ce soit face à la vérité définie par les combattants (ce qui permet de déceler le trait commun entre les zadistes de Notre-Dame-des-Landes et Emmanuel Macron, tous se moquant du référendum sur l’aéroport – référendum dont nous nous moquons d’ailleurs nous-mêmes éperdument).

 

Lire aussi On en fait trop avec Mai 68

 

Cinquante ans après, où en sommes-nous? État d’urgence interminable, manifestants embastillés, consultations populaires ignorées, surveillance généralisée, médias muselés, affermage général de l’État, disparition des services publics, réduction à la consommation, Français soupçonnés, opposition bridée, primat de l’économisme, abrutissement général, lutte contre les alternatifs de tout poil, justice de classe, délit d’opinion, partition du territoire, imaginaire de riche, tout cela au service de la jouissance sans entrave de tout et du reste, le Nutella et l’enfant à naître n’étant que marchandises, l’huile de palme et les utérus n’étant que moyens techniques, le plaisir du possédant étant l’ultima ratio de la chose publique, et la satisfaction simultanée des clientèles fragmentées, la pure expression du bien commun.

 

C’est la gauche qui a créé ces barricades qui ferment les esprits et n’ouvrent aucune voie. Ne bouge plus, camarade, tu entraînes le vieux monde avec toi. Mai 68 a fait triompher la droite dont rêve la gauche.

 

P.-S.: Tous les slogans cités sont garantis authentiques par la Haute Autorité Morale du Patrimoine Immatériel de la Révolution Bourgeoise et sont repris sur de nombreux sites. Que mille commémorations fleurissent !

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest