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Une colère froide. La programmation pour deux dates du rappeur Médine au Bataclan a provoqué une agitation qui dépasse les seuls relais de la droite. C’est Russia Today qui a sorti le premier article sur cette affaire, relayé par plusieurs personnalités politiques, y compris au sein de LREM.
Médine, ou Médine Zaouiche, est un rappeur musulman originaire du Havre. En 2005, il sort un album intitulé Jihad, album qui pourrait être l’exemple chimiquement pur de l’utilisation marketing de la Taqîya, pratique consistant à mentir effrontément aux « mécréants » pour faire avancer l’ordre islamique dans la société, c’est-à-dire la Charî’a. Une disposition tactique issue d’une réinterprétation du Coran mise au point par Al-Qaeda dans les années 90. Le rappeur apparaît sur la pochette avec un tee-shirt où le « J » de Jihad est en forme de sabre. Le sous-titre de l’album explique que « le plus grand combat est contre soi-même ». Or, lorsqu’on se bat contre sa nature, un sabre est évidemment inutile. Et il n’y a rien d’inutile sur une pochette d’album.
Les textes qu’il décline avec entrain sont parfaitement clairs sur la société qu’il promeut: « Porte le voile t’es dans de beaux draps / crucifions les laïcards comme à Golgotha ». Lorsqu’un texte peut être interprété alternativement comme un appel au combat contre soi-même ou son voisin, ce n’est pas la mauvaise interprétation qu’il faut condamner mais bel et bien le texte en lui-même. Enfin Médine est compromis jusqu’au cou par des centaines de documents (photos, vidéos, événements Facebook, tweets…) sur internet qui prouvent indiscutablement son rôle dans la promotion de l’islamisme. Il est ambassadeur de l’association « Havre de paix », pose à côté des pires prêcheurs islamiques, et a même reçu l’honneur discutable des compliments de Tariq Ramadan. Cette promotion artistique de la société islamiste utilise avec un cynisme redoutablement efficace les relais anti-racistes de gauche qui ont une peur panique de passer pour des racistes. Le mécanisme intellectuel qui les pousse à faire l’autruche et à ouvrir les portes à Médine, Ministère Amer et Medhi Meklat ne date pas d’aujourd’hui. C’est la même structure idéologique qui a poussé la gauche à collaborer au nom du pacifisme en 1941. Ceux qui laissent Médine chanter au Bataclan au nom de la paix sociale sont les mêmes que ceux qui ont laissé Hitler occuper la Rhénanie au nom de la paix civile. Acheter la paix au prix de son honneur a valu au monde libre à la fois l’horreur et l’infamie. Cette affaire scandaleuse éclabousse jusqu’au Premier ministre.
Ceux qui laissent Médine chanter au Bataclan au nom de la paix sociale sont les mêmes que ceux qui ont laissé Hitler occuper la Rhénanie au nom de la paix civile
Édouard Philippe, lorsqu’il était maire du Havre, a subventionné le club de boxe de l’artiste. Ce qui met en exergue le fait qu’aujourd’hui pour se faire élire, y compris à droite, il est devenu incontournable de parler avec les islamistes: à défaut d’avoir leur vote, il faut se montrer suffisamment soumis pour ne pas se mettre leurs réseaux à dos. Laurent Wauquiez lui-même a envoyé discrètement un de ses hommes, Jean-Pierre Brenas, rompre le jeûne du Ramadan. Sûrement pour que la France reste la France. Celui-ci a d’ailleurs généreusement tweeté sur l’occasion, avant de piteusement supprimer ses tweets en toute lâcheté devant les réactions outrées. Nombreux sont ceux qui défendent cette programmation au nom de liberté d’expression, en arguant avec raison que la censure est une arme à double tranchant. Mais de même qu’un droit est systématiquement la contrepartie d’un devoir, la liberté d’expression ne va pas sans la décence. Chanter Jihad au Bataclan est une provocation que l’artiste ne peut pas ne pas voir. Il conviendrait de « responsabiliser » l’artiste.
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