[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1547216139080{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]
Enfin! L’amiral Polnareff revient, après une absence discographique de vingt-huit ans, absence qui s’était cruellement fait sentir. Imaginez: que ce soit en musique comme ailleurs, le bateau part à la dérive, et il nous faut un homme à poigne pour redresser la barre !
Quelqu’un qui n’a que faire des simagrées de l’époque, quelqu’un de prêt à imposer sa vision. Pour cela, Michel Polnareff est l’homme providentiel. Entamant cette revigorante salve de tubes pop ciselés par une introduction instrumentale de près de onze minutes, l’Amiral montre qu’il ne revient pas pour se coller dans le moule. Au contraire, le navire vogue toute canonnière dehors, pavillon au vent! Polnareff n’a rien perdu de son sens de la mélodie, ni de son usage de la langue de Molière, qu’il utilise avec l’impertinence qu’on lui connaît.
Lire aussi : Électro : révolution sonore ou tyrannie du divertissement ?
En témoigne la deuxième piste, « Sumi », dans laquelle il décrit une relation avec une geisha sur fond de grosses guitares électriques. En pleine période #MeToo, le chanteur prouve que le puritanisme actuel l’indiffère. Si certaines chansons peuvent mettre mal à l’aise (« Louka’s Song », sur laquelle on entend des samples de son fils Louka), on passe outre, étant donnée la qualité intrinsèque des morceaux.
Quand beaucoup de vieilles gloires reviennent avec des albums fades, Michel Polnareff prouve que se taire trente ans peut constituer l’amorce d’une superbe surprise. En espérant ne plus avoir à subir pareille éclipse.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]





