Deux cousins américains – l’un hyperactif à fleur de peau, l’autre coinços-névrosé – partent en Pologne suivre un voyage organisé pour honorer la mémoire de leur grand-mère déportée récemment décédée. Jesse Eisenberg avait fait une petite impression avec son premier film When you finish saving the world sur les incompréhensions entre une mère militante et son fils adolescent. Il n’en ira pas de même avec A Real pain qui ne dépasse jamais son argument de départ.
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N’osant franchement ni la comédie, ni le drame, Eisenberg se love dans un ventre mou où le peu qui dépasse rentre dans le rang la scène d’après. Les personnages principaux font du surplace, tandis que les secondaires n’existent simplement pas, ceci à un point dommageable. Si la reprise du premier plan au dernier est une assez belle idée, elle entérine l’échec d’un film qui aura passé son temps à éviter la violence de la judéité traumatique au profit d’une tisane feel good. A Real pain manque définitivement de chutzpah (de culot).
A REAL PAIN (1 h 30), de Jesse Eisenberg, avec Jesse Eisenberg, Kieran Culkin, Will Sharpe, en salles le 26 février.





