Antisémitisme : la banalité d’un mal français

un cimetière juif profané

Du meurtre d’Ilan Halimi à l’attentat de l’Hyper Cacher en passant par celui de l’école juive de Toulouse, ces crimes médiatisés ne sont que la partie émergée de l’iceberg. L’antisémitisme en France ne cesse de gagner du terrain. Enquête sur un scandale d’État. « Ça tire dehors », s’est écrié un surveillant. Quelques instants plus tard, deux jeunes ont déposé, dans le hall de la synagogue, Myriam, 7 ans, et Gabriel, 4 ans, touchés par des balles. J’ai vu ces deux petits corps étendus devant moi. Comme Gabriel bougeait, mon fils s’est empressé de faire un massage cardiaque à Myriam pendant que je lui faisais du bouche-à- bouche. Notre objectif était de la maintenir ventilée jusqu’à l’arrivée des secours. Hélas, les deux enfants sont décédés. » Plus de cinq ans après l’attentat de l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse, les souvenirs de Nicolas Ranson restent intacts. C’est ce jour-là que le père de famille, qui avait des enfants scolarisés dans cette école aux côtés des deux petites victimes, a décidé de quitter la France. Déjà le 9 août 1982, sa famille découvrait l’horreur de l’antisémitisme en perdant un proche dans l’attentat de la rue des Rosiers. « Touché ainsi à deux reprises dans une vie, c’était trop », confie-t-il. Plus que l’idéal sioniste qui pousse les juifs pratiquants à faire leur aliyah (« l’ascension », immigration en Terre sainte), c’est cette insécurité qui a (...)
Pour pouvoir lire cet article vous devez vous abonner :Notre Offre

.

btruchet@lincorrect.org

Pin It on Pinterest

Share This