Ancien assistant de Yorghos Lanthimos, Christos Nikou connaît la chanson, celle d’une théorie du « care » devenue folle. À mi-chemin entre Alps et the Lobster, Apples imagine une épidémie d’amnésie et un traitement expérimental conçu pour réassigner une identité à des cases désormais vides (la maladie est sans espoir). Exempt du sadisme qu’on trouve chez son maître, le premier film de Nikou enchaîne les figures imposées avant de se faire rattraper par la facilité dans son dernier tiers.
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Mais c’est sans compter sur une scène de danse magistrale en son centre, contenant tout le film, la plus belle qu’on ait vue depuis longtemps. La précision de la mise en scène y magnifie l’extrême talent de son interprète, Aris Servetalis, hipster triste et plastique. « Reviens souvent et prends-moi, sensation bien-aimée… » : jamais les beaux vers de Constantin Cavafy n’auront paru mieux traduits qu’avec ce twist au débotté dans une boîte sans nom d’un pays sans mémoire.
Apples (1h30), de Christos Nikou, avec Aris Servetalis, Sofia Georgovassili, Anna Kalaitzidou, en salles le 13 avril





