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[Cinéma] 20 000 espèces d’abeilles : film de non-genre

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Publié le

14 février 2024

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Or l’ombre du grand-père sculpteur pèse bien moins sur la famille que le chaos propre à une vie de sous- bohèmes où les enfants ne trouvent physiquement pas leur place.
© DR

La principale qualité de 20000 espèces d’abeilles, sinon la seule, est de prendre la fiction trans à la source. Un gar- çonnet en vacances chez sa grand-mère se met à développer un trouble de genre et se cherche un prénom de fille. La chronique se voulant sensible achoppe sur un naturalisme pointilliste et informe. Estibaliz Urresola Solaguren a le tort de vouloir traiter trois générations de femmes (si on inclut le petit Aitor/Lucia) aux prises avec un patriarcat fantôme.

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Or l’ombre du grand-père sculpteur pèse bien moins sur la famille que le chaos propre à une vie de sous- bohèmes où les enfants ne trouvent physiquement pas leur place. Les indices semés par la réalisatrice pour signifier la transidentité du garçon peuvent très bien être interprétés comme relevant du jeu ou d’une fantaisie compensatoire que le petit incompris se ménage. Récompensée du prix de la meilleure interprétation non-genrée à la Berlinale en 2022, Sofia Otero se contente pourtant de tirer la tronche tout le film.

20 000 ESPÈCES D’ABEILLES (2h08), de ESTIBALIZ URRESOLA SOLAGUREN, avec Sofia Otero, Patricia López Arnaiz, Ane Gabarain, en salles le 14 février.

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