Une Coréenne discute avec deux hommes de profil, l’un asiatique, l’autre de type caucasien, vers qui elle se tourne alternativement. Une voix-off s’en étonne, essayant d’imaginer les statuts possibles du trio. Cet intrigant début est la meilleure scène de Past lives – nos vies d’avant. Dès le flash- back qui suit, on suppute hélas la romance flasque, ce qui ne manquera pas. Nora a suivi ses parents en Amérique du Nord, laissant à Séoul son béguin d’enfance ; ils se revoient adultes à New-York, lui toujours en extase, elle autrice dramatique mariée, ambitieuse sans trop de résultats.
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Ce Peter Ibbetson où les amoureux séparés ne se retrouveraient pas dans leurs rêves se raccroche à la notion d’inyun, lien indéfectible tissé dans les vies passées selon la croyance en la réincarnation. Il se traduit à l’écran par du délayage et de la mièvrerie, alors que Teo Yoo promène son spleen trans-pacifique et ses yeux de cocker avec humidification permanente. Allez, Céline Song, rendez-vous dans une vie future avec un autre navet.
PAST LIVES – NOS VIES D’AVANT (1h46), de CELINE SONG, avec Greta Lee, Teo Yoo, John Magaro, en salles le 13 décembre





