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[Cinéma] War pony : un peu fadasse

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Publié le

10 mai 2023

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Film sans éclat, War pony entrelace deux récits d’initiation, l’un sur un jeune homme l’autre sur un pré-adolescent.
war poney

Caméra d’or à Cannes en 2022, War pony entrelace deux récits d’initiation, l’un sur un jeune homme, l’autre sur un pré-adolescent, tous deux appartenant à la tribu des Oglala Lakota. Les coréalisatrices, la productrice Gila Gammel et l’actrice Riley Keough – par ailleurs petite-fille d’Elvis Presley – ont filmé dans la réserve de Pine Ridge, avec le concours d’acteurs amérindiens majoritairement non professionnels, La paupérisation endémique, bien documentée, va main dans la main avec un irrémédiable reflux des traditions dans les brouillards de la drogue et de la junk food.

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Si le volet sur le gamin livré à lui-même est un peu trop redevable aux 400 coups, celui sur le jeune père convainc davantage, grâce au charisme relâché et pourtant naturel de Jojo Bapteise Whiting. L’épisode autour de la chienne Beast, qui donne son titre original au film, illustre avec une certaine ambiguïté les conséquences du métissage. L’ensemble manque toutefois d’éclat, comme du Chloé Zhao fadasse.

War pony (1 h 54), de Gina Gammell et Riley Keough, avec Jojo Bapteise Whiting, LaDainian Crazy Thunder, Ashley Shelton, en salles le 10 mai.

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