Skip to content

De Gaïa à Greta, la révolution « gaïatique »

Par

Publié le

13 novembre 2019

Partage

[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1573561233470{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »]

Nous sommes entrés dans un nouveau cycle médiatico-religieux depuis quelques mois maintenant. Après les cycles du combat entre féminisme et masculinisme, il semblerait que la nouvelle contradiction proposée par le système soit entre les écologistes et les sceptiques. Et si, au-delà des apparences, nous avions devant nous la création d’une nouvelle religion ?

 

 

 

Les mouvements « metoo », ou « balance ton porc », auxquels répondent actuellement les mouvements dits masculinistes ont des conséquences qui dépassent largement la soi-disant condition déplorable des femmes dans des sociétés à résidus de patriarcats tyranniques. Pour comprendre ce mouvement, il faut le remettre en contexte. Après les abus du patriarcat que nous nommons « dégénéré » du XIXe siècle et la condition néfaste dans laquelle vivaient les épouses et les mères, s’est créé le mouvement féministe. Le postulat de départ, « on ne naît pas femme, on le devient », portait en lui les germes de ses futurs abus et a permis aux agents mondialistes des avancées fortes et rapides dans les lois sociétales. L’objectif premier, mais caché au départ, étant de détruire la seule figure permettant l’arrêt de l’idéologie du Progrès : celle du père.

Se pensant attaqués dans le fait d’être des mâles, les jeunes Européens tombent dans le piège de la rivalité mimétique « viriliste » et vont jusqu’à promouvoir un système proche de celui du XIXe : le serpent se mord la queue, le cycle est éternel. Encore une fois, sans la voix du père, biologique, symbolique, transcendant, le combat ne se limitera qu’à tomber dans les pièges tendus.

Face aux excès de ce courant, le masculinisme prend tout son sens. Se pensant attaqués dans le fait d’être des mâles, les jeunes Européens tombent dans le piège de la rivalité mimétique « viriliste » et vont jusqu’à promouvoir un système proche de celui du XIXe : le serpent se mord la queue, le cycle est éternel. Encore une fois, sans la voix du père, biologique, symbolique, transcendant, le combat ne se limitera qu’à tomber dans les pièges tendus. Ce cycle mimétique au temps long aura fini de naturaliser totalement les individus en réduisant leur existence à leur simple sexe, qu’ils puissent en changer n’étant d’ailleurs que l’expression d’une nouvelle contradiction systémique.

 

Lire aussi : Robert Tombs : « Désormais, tout éloge de la civilisation occidentale est suspect »

 

La nature a horreur du vide

L’indifférenciation générale provoquée par cette naturalisation va produire ce que René Girard appelait une crise sacrificielle. Quand les individus en sont réduits à se penser en termes sexués, les différences s’amenuisent. Les hiérarchies étant tombées depuis bien longtemps, les hommes sont indifférenciés des femmes, les élèves des maîtres, demain les humains des robots et après-demain l’homme de Dieu : nous sommes aux prémices d’un affrontement primitif violent.

La déesse Gaïa est furieuse, ses enfants se comportent mal et il va falloir sévir. Greta, la pauvre, n’est qu’une victime de cette instrumentalisation, mais elle met dans la rue des jeunes gens atomisés qui deviennent les adeptes d’une religion immanente qu’ils ne contrôlent pas.

Cette situation va, en effet, mener les individus à s’en retourner à leurs vieux réflexes archaïques, ceux de la guerre du tous contre tous. Force est de constater que nous y sommes presque. Pour sortir de cette crise il faudra se trouver une nouvelle religion, de nouvelles prêtresses sacrificielles et demain, un nouveau bouc émissaire. C’est ici que Greta entre en jeu. Pure création de l’Open Society de Soros, cette enfant correspond totalement aux archétypes de la Pythie de nos ancêtres : jeune, innocente, asexuée, handicapée, elle devient la prêtresse de la Terre-Mère Gaïa. Croire que le débat se situe entre climato-convaincus et climato-sceptiques, c’est ne rien comprendre aux enjeux véritables. Cette nouvelle religion que nous nommons gaïatique propose une vision anthropologique qui ferait rêver Satan lui-même, c’est-à-dire placer l’humanité comme ennemi principal de la Nature. La déesse Gaïa est furieuse, ses enfants se comportent mal et il va falloir sévir. Greta, la pauvre, n’est qu’une victime de cette instrumentalisation, mais elle met dans la rue des jeunes gens atomisés qui deviennent les adeptes d’une religion immanente qu’ils ne contrôlent pas. En effet, qui pourrait vouloir une destruction de la nature ? En réponse à cette question nous en proposons d’autres : si vous aimez tellement la nature, pourquoi en enfreindre les règles de base comme la complémentarité homme/femme ? Pourquoi refuser d’admettre que si cette nature est à conserver c’est parce qu’elle est le vestige de la Sainte Trinité ? Mettre la Terre au même niveau que Dieu, c’est indifférencier le Créateur et sa création, c’est mettre le genre humain en danger de mort en le plaçant en bouc émissaire universel. Nous respectons la nature en sauvegardant son ordre divin, et celui qui doit gérer cela c’est l’homme. Greta, la golem gaïatique, est le symbole parfait de cet écologisme anti-Dieu, anti-humain et anti-Espérance. La nature ayant horreur du vide, elle a su combler les errements religieux modernes par un syncrétisme pagano-gnostique.

 

Lire aussi : Lettre ouverte à Greta Thunberg

 

L’Église piégée ?

Face à cette gnose gaïatique, le monde occidental aurait besoin d’un phare sous lequel reposer son esprit, d’une lumière qui éclairerait les traditions à suivre, les pièges à éviter. Comme disait le Christ : « Mon Royaume n’est pas de ce monde », tout chrétien sait que la nature est à respecter et préserver, certainement pas à déifier. Saint François d’Assise parlait de « sœur notre mère la Terre ». Le patriarcat chrétien propose une vision claire de l’Incarnation : un Père au Ciel, et une mère sur terre. L’inverse serait un retour au monde tribal et violent. On nous le prépare aujourd’hui. Pis encore, le saint parlait de la nature comme d’un don merveilleux, offert par Dieu au genre humain. Si la nature doit être conservée, et avec elle ses lois qui sont d’essence divine, en aucun cas elle ne doit être l’égale de Dieu son créateur.

C’est la fameuse théorie de l’inculturation : d’un côté, une volonté affirmée d’adapter l’Église à la « cosmovision, la sagesse des peuples amazoniens » pour créer une « Église avec un visage amazonien et une Église avec un visage indigène » en nous « laissant évangéliser par eux ».

S’ouvre à l’heure où nous écrivons ces lignes le Synode pour l’Amazonie. À la lecture de son texte préparatoire de trente-six pages, nous pouvons relever deux points majeurs et assez contradictoires. C’est la fameuse théorie de l’inculturation : d’un côté, une volonté affirmée d’adapter l’Église à la « cosmovision, la sagesse des peuples amazoniens » pour créer une « Église avec un visage amazonien et une Église avec un visage indigène » en nous « laissant évangéliser par eux ». De l’autre, on propose une véritable lutte pour la conservation de l’identité des peuples autochtones d’Amazonie considérés comme les « gardiens » légitimes de leurs territoires. D’aucuns diront qu’ils aimeraient entendre ce genre de discours pour les peuples autochtones européens.

 

Le Synode va utiliser la même personnification à outrance de la Terre et de ses attributs. Ainsi, quand on entend dans les médias que l’Amazonie est le poumon de la planète (ce qui est scientifiquement faux), le texte synodal nous dit que « l’Amazone est le fleuve père et mère de tous ». Les chamanes locaux sont considérés comme porteurs « des fruits du Verbe déjà présents dans la cosmovision de ses peuples », car « cette terre n’est pas orpheline ! C’est la terre de la Mère ».

Après tout, il faut bien s’adapter au monde nouveau. Demain des femmes prêtresses et des mariages au sein de la prêtrise ? La compréhension de l’alliance entre matriarcat sacrificiel et vision cyclique de l’Histoire nous indique que ce serait la voie toute tracée de la victoire du modernisme au sein du christianisme.

Dans ce grand mouvement révolutionnaire gaïatique, la place des femmes au sein de l’Église devra aussi changer. Après tout, il faut bien s’adapter au monde nouveau. Demain des femmes prêtresses et des mariages au sein de la prêtrise ? La compréhension de l’alliance entre matriarcat sacrificiel et vision cyclique de l’Histoire nous indique que ce serait la voie toute tracée de la victoire du modernisme au sein du christianisme. Certes, on nous rabâche que ce n’est qu’un texte préparatoire, mais les pires citations sont celles rapportées de la plume ou de la voix du Pape lui-même. Saura-t-il se rectifier et empêcher l’entrée de l’Église tout entière dans cette révolution gaïatique ? Prions de toutes nos forces pour cela.

 

Sylvain Durain

 

[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

EN KIOSQUE

Soutenez l’incorrect

faites un don et défiscalisez !

En passant par notre partenaire

Credofunding, vous pouvez obtenir une

réduction d’impôts de 66% du montant de

votre don.

Retrouvez l’incorrect sur les réseaux sociaux

Les autres articles recommandés pour vous​

Restez informé, inscrivez-vous à notre Newsletter

Pin It on Pinterest