Le jeu
Chaque joueur débute avec une carte indiquant sa catégorie : A (très favorisée), B (moyennement favorisée) et enfin C (défavorisée). Constance Monnier, responsable du projet jeunesse pour l’égalité au sein de l’observatoire, explique : « Aurel, un homme blanc, est en catégorie A ». Aurel débute le jeu avec un patrimoine foncier et fiduciaire supérieur aux autres joueurs. Le joueur de catégorie A possède deux dés à jouer afin de doubler le rythme de sa progression dans le jeu.
Les créateurs n’ayant pas lésiné sur les clichés : Mohamed appartient à la catégorie C, commence avec un patrimoine trois fois inférieur à celui d’Aurel, et ne possède qu’un seul dé.
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Conséquence immédiate, il avance moins vite dans le jeu. Son temps s’allonge et obtenir des occasions d’occuper une case permettant de faire évoluer son patrimoine ou ses revenus devient beaucoup plus laborieux. Quant aux femmes, elles sont pénalisées au niveau de leur salaire, inférieur à celui des hommes. Le « Monopoly des inégalités » est soutenu par l’Agence nationale de la cohésion des territoires et par la mairie de Paris. Hasbro, détenteur de la franchise a autorisé l’utilisation du nom Monopoly.
Un danger pour l’éducation
Apprendre aux enfants à lire, écrire, compter et transmettre le savoir civilisationnel n’est, on le sait, plus la priorité de l’Éducation nationale. Les enseignants se plaignent de ne plus avoir le temps de terminer leur programme, de manquer de moyens, de travailler dans des conditions de plus en plus difficiles, de voir leur profession dévalorisée, du manque de remplaçants, et la réponse apportée à leur détresse est : un jeu.
En plus de ne rien enseigner, ce Monopoly progressiste divise les élèves avec un fatalisme foudroyant
En plus de ne rien enseigner, ce Monopoly progressiste divise les élèves avec un fatalisme foudroyant. Imagine-t-on la gêne des élèves après avoir été désignés comme appartenant à telle ou telle catégorie suivant leur apparence physique, leur sexe, et leur origine ethnique ? Dans quel état d’esprit un enfant se retrouve-t-il après une partie ? Partie qui pourrait créer de réels conflits au sein des classes car le jeu n’apporte aucune réponse, aucune finalité à part un schéma de vie prédestiné. Un avenir glorieux pour ceux que représentent Aurel et un chemin de victime pour ceux que représente Mohamed.
La promotion de faux chiffres
L’observatoire des inégalités indique que la mise en forme du jeu a pris 3 ans. Une prise de temps qui n’a pourtant pas permis de vérifier certains chiffres. Une des règles du jeu indique que les personnages féminins gagnent 20 % de moins que les hommes. En réalité il n’y a que 9 % d’écart de salaires à travail égal et compétence égale. Dans cette démarche purement victimaire, on incite la jeunesse à n’être que des pures produit du wokisme. Dans ce jeu, on incite à se trouver une particularité ( origine, orientation sexuelle ) pour justifier sa médiocrité ou sa non-ambition par celle-ci.





