On dit que derrière chaque grand homme se cache une femme ; alors quand le grand homme n’est autre que G.K. Chesterton, prince du paradoxe, écrivain génial et chevalier de la Foi, on s’attend à ce que la femme en question soit particulièrement bien cachée tant l’homme était grand – au sens propre (1,93 m pour 130 kg) comme au figuré (on ne se hasardera pas à compter le nombre de romans, articles, poèmes, biographies que l’Anglais a commis). Et c’est ce que cette première « vie de » Frances Chesterton vient confirmer.
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Épouse paradoxale s’il en est : aussi discrète (elle demanda à son époux de ne pas figurer dans son autobiographie) qu’il fut disert, aussi organisée qu’il était tête en l’air, aussi fragile qu’il était colossal ; mais partageant une foi commune en Jésus-Christ (qu’elle lui apporta), un amour mutuel invincible, une sensibilité poétique, des préoccupations sociales les portant vers les plus faibles. On dit aussi que rien ne pousse à l’ombre des grands hommes, et cette passionnante biographie (dont on peut regretter qu’elle ne fût pas mieux écrite) prouve le contraire. Dans la gigantesque ombre de G.K., l’amour de Frances n’a jamais cessé de croître malgré les peines physiques, spirituelles et intimes qu’elle éprouva. Un paradoxe de plus à mettre sur le compte des Chesterton.






